mercredi
11
novembre
2009

LAWRENCE ENGLISH + CADDY/SODDELL + JEFF CAREY/NICOLAS FIELD

Concert

ILÔT13 – 14, RUE DE MONTBRILLANT
MERCREDI 11 NOVEMBRE – 21h00 (concerts 21h30 !)

 ! 3 orfèvre avant-electroacoustic concerts !
LAWRENCE ENGLISH (Australie)
Dispositif électronique
+
CADDY/SODDELL (Australie)
Anthea Caddy : violoncelle
Thembi Soddell : sampler, électronique
+
JEFF CAREY/NICOLAS FIELD (Usa/Ch-Uk)
Jeff Carey (usa) : électronique
Nicolas Field (ch/uk) : batterie, électronique

Encore une riche soirée exploratoire de belle qualité, avec en première ligne, cette décidément inépuisable et incroyablement sur-active et dense scène australienne, véritable puits sans fond-fin, des recherches les plus pointues et pertinentes du moment en terme d’expérimentation sonore.

Avec notamment la venue d’une des têtes-figures-chercheuses les plus proéminentes de ces dernières années à surgir de cette scène-là, l’orfèvre sonore Lawrence English, capable de s’entendre sur une palette allant du son le plus imperceptible/à peine audible aux vagues/pasysages sonores les plus englobants et volumineux. C’est avec un set nettement orienté noise/bruyant, mais tout en grande maîtrise-délicatesse, que Lawrence English se produira ce soir. Il nous promet de grosses basses ronflantes (mais pas seulement)… donc, réjouissance.

En premières partie, deux duos mélangeant instruments acoustiques et bizutage électronique, avec d’un côté, le très beau travail tout en finesse du duo CADDY/SODDELL (autre paire australienne confrontant violoncelle et sampler/électronique), pour une bande-son de doux-cauchemar languissant riche en détail, et de l’autre côté un duo inédit entre le « qu’on ne présente plus » Nicolas Field aux fûts-batterie et un complice-détourneur à l’électronique, l’américain Jeff Carey, pour un set de soubresauts-fourmillements « batterie versus électronique » dense et nerveux.

3 sets volontairement courts mais denses-précis de belle tenue, pour encore une fois une plongée-aperçu représentatif des avancées-poussées musicales actuelles, version bizutage électroacoustique. Panoramique et définitivement actuel.

LAWRENCE ENGLISH

Lawrence English est un artiste multi-media, un compositeur et un critique basé à Brisbane, Australie.

Travaillant à travers une large gamme d’investigations, le travail d’English est éclectique et caractérise une très longue exploration au sein de thèmes divers incluant les environnements audio/visuels, les « sons/visions trouvés », la subtile transformation de l’espace public et des travaux d’art sonore existant à la limite extrême de la perception.

Depuis plus de 10 ans, les explorations audio d’English se sont étendues sur une large palette d’aires. Soniquement, ces travaux questionnent les relations établies entre le son et la structure. Traversant des paysages sonores expérimentaux et l’improvisation libre en passant par des travaux purement rythmiques et compositions influencées par la musique concrète, ces travaux publiés couvrent/enjambent un impressionnant et dynamique déploiement de champs divers. Lawrence English est unanimenent considéré comme l’auteur d’une extraordinairement superbe et moderne musique concrète, faite de paysages sonores ambient torsadés/détournés et d’excitant éboulis sonores, faisant de lui l’une des plus remarquables et incontournables « jeunes » figures du paysage sonore australien et internationale actuel.

Au cours des années passée, English a performé et improvisé avec des artistes tels que : David Toop, Terry Riley, Keith Whitman, Ami Yoshida, Steinbruchel, Damo Suzuki, DJ Olive, Philip Samartzis, Scanner, Tetuzi Akiyama, Janek Schaefer, KK Null, etc…

Il est également à la tête de l’un des plus pointus, actifs et reconnus labels actuels en terme de défrichage sonore de haute qualité, l’excellente étiquette ROOM40.

Dans le genre, une imposante tête chercheuse d’aujourd’hui.

Pour le concert de ce soir, et vu notre contexte-nomade actuel, Lawrence English a décidé de préparer un set spécial, nettement plus orienté noise (quel plaisir !), extrêmement dynamique tout de même, avec comme source sonore principale, une exploration à la fois « naturelle » et transformée d’enregistrements environnementaux d’une grande variétés d’endroit, telles que Okinawa, la Nouvelle-Zélande ou encore l’Amazonie brésilienne. Connaissant la haute-qualité sonore influée dans ses divers antécédents travaux, on ne peut que s’attendre à un enveloppement sonique de haute tenue.

Plus d’infos :
http://www.lawrenceenglish.com/

CADDY/SODDELL

Rassemblant ensemble les capacités texturales et dynamiques du violoncelle avec une étendue palete de samples et de « sons trouvés » abstraits, cette collaboration entre les artistes sonores australiens Anthea Caddy et Thembi Soddell génère un provocant et tendu monde sonore. Depuis l’enregistrement de leur premier album, « Iland » (Cajid 007CD) en October 2006, le duo a tourné de manière étendue en Australie et en Europe.

Une musique hautement impressionnante, où la fusion des différents genres de présages électroacoustiques fêle/fissure notre fausse tranquilité, nous tirant vers une incertaine sorte de conscience qui n’admet pas la présence du danger mais qui en même temps l’attend presque avec un imprononçable plaisir. En alternant mouvement et stagnation, Caddy et Soddell réussissent à exprimer un autrement indéfinissable sens de connexions internes avec quelque chose qui ressemble à aux variées phases d’un cauchemar, mais un cauchemar qui, d’une manière ou d’une autre, comporte une fin heureuse.

Pointillistiquement dense et extrêmement dynamique, un encore accablant témoignage de l’extraordinaire effervescence et bonne santé d’une scène expérimentale australienne à la vitalité pertinente confondante et infinie.

Plus d’infos :
http://cajid.com/iland/

Jeff Carey/Nicolas Field

Première rencontre sous la forme du duo pour ces deux musiciens qui se connaissent depuis de longue date et sont tous deux des membres fondateurs du n-collective. Ils ont partagé la scène, les répétions et les festivals avec des projets comme Phô et le n-Ensemble en Hollande, Norvège, Suisse et aux Etats-Unis. Ils ont passé beaucoup de temps dans des endroits plus ou moins sérieux à discuter de choses plus ou moins importantes et ils ont aussi failli travailler ensemble de façon extensive à plusieurs reprises mais souvent on a décidé pour eux que ce n’était pas encore le bon moment. Alors, en attendant de finalement pouvoir se rencontrer musicalement ils ont continué leurs propres projets des deux côtés de l’atlantique tout en n’arrêtant jamais la conversation et en guettant de façon incessante le moment propice !!! Le voilà, ce soir, avec une batterie bizutée par une électronique fourmillante , dense et hyper-réactive.

Une première donc, pour une soirée qui s’annonce, dans le genre, richement aventureuse.

Plus d’infos :
Jeff Carey : http://jeffcarey.foundation-one.org/
Nicolas Field : http://www.n-collective.com/nicolasfield