mercredi
21
octobre
2009

ROBERT PIOTROWICZ (Pologne) + LUCAS ABELA (Australie)

Concert

La cave12 à l’ECURIE (#121)

ILÔT13 – 14, RUE DE MONTBRILLANT
MERCREDI 21 OCTOBRE – 21H00 (concert 21h30 !)
 ! FUCKING GLASS BREAKER & DELICATE NOISE SOLOS !

ROBERT PIOTROWICZ (Pologne)
Synthétiseur analogique, électronique.
+
LUCAS ABELA (Australie)
Plaque de verre, performance physique, voix, noise, verre brisé.

Attention ! Venue, enfin, de Lucas Abela à la cave12-nomade, cet autralien extraordinairement taré, brisant, par sa voix, des plaques de verre sur sa figure. Performer ayant fait le tour du monde en effrayant et déchaînant un public quasi-unanime, Lucas Abela se vit angoissAment et intensément en live. Et plutôt deux fois qu’une.
Venue également de l’une des plus importantes figures de la scène electro-acoustique noise polonaise, l’activiste Robert Piotrowicz, pour un très bon et riche mélange/dosage de finesse et de grosses deflagrations sonores.

Encore une soirée radicalement-autre-de-haute-tenue à la cave12-nomade. Verre brisé et explosions analogiques ; oui, on adore ça !

ROBERT PIOTROWICZ

Robert Piotrowicz est l’un des plus prolifiques et importants/talentueux artistes de la scène expérimentale et improvisée polonaise. Performer solo accompli, Piotrowicz a développé un son propre à lui, fait d’intenses dynamiques capturées dans une forme dramatique et hautement nuancée. Son massif, larges espaces sonores, drone puissant, entre minimalisme pur et indistruel-ambient, dissonance/collision noise et structuration/sensibilité electro-acoustique, la musique distillée par Robert Piotrowicz est captivante et peut, par moment, devenir impressionant de puissance.
Une orfèvrerie du traitement et des effets “vieilles technologies” pour des changements de tons d’une riche finesse, englobé ici de power-noise-harsh, ici d’une austérité clinique ultra-minimaliste, mais toujours avec ses dynamiques en permanentes mutations et retenant constament l’attention des tympans

Une excellente oreille en action, figure hyperactive de la scène polonaise avec notamment son important et hautement reconnu label de pointe Musica Genera, qqpart entre les finesses de Francisco Lopez et/ou Bernhard Günter, et les terrifiants et vrillants assauts sonores de Merzbow et/ou Masonna.

Régulièrement et hautement encensé par les critiques spécialisées autour du globe pour sa force subtile et sa grande attention au son, Robert Piotrowicz joue également très régulièrement avec des personnalités telles que : Burkhard Stangl, Zbigniew Karkowski, Jerome Noetinger, Xavier Charles, Lasse Marhaug, John Hegre, Valerio Tricoli, John Butcher, Tony Buck, Oren Ambarchi, Kevin Drumm, Kasper T. Toeplitz, Lionel Marchetti, etc…

Plus d’infos :
http://www.myspace.com/robertpiotrowicz

LUCAS ABELA

Performer physique australien hallucinant d’intensité depuis 15ans, Lucas Abela est… casseur de verre. Proche de l’actionisme, il est l’un des plus excitant performer à sévir actuellement.

Platiniste à Sydney au début des années 90, il se tourne très vite vers des expérimentations plus extrêmes, pour arriver à cet étonnant set up de vibrations d’éclats/fragments de verre “contact-microphoné” avec sa voix. Le verre en tant que géant diaphragme électroacoustique. Une méthode donnant à ses performances live un entremêlement d’excitement extrême, de danger et de vocalisation unique au monde à travers le langage noise. C’est un pressant directement son visage sur les plaques de verres recevant sa voix scandante, que Lucas Abela performe, tel un dément s’efforçant d’échapper de l’arrière du bus le menant à l’asile. Et, bien sûr, le verre se brise.

Assister à une performance de Lucas Abela, est une angoissante attente. La présence du verre qu’on sait devoir se briser directement sur sa face apporte un élément d’anxiété chez le public faisant office de moteur chez Abela. Si celui-ci se coupe physiquement, il n’a jamais mal et ne s’en rend pas compte. Le son d’Abela est une intrigante combinaison de voix et d’électronique analogique, du noise physique à l’état le plus pur/brut… d’une apparence chaotique, ses performances sont extrêmement contrôlées et maîtrisées, surtout au niveau sonore.

Une réinvention radicale de la vocalisation, d’apparence simple d’esprit, mais résolument difficile/ardue.

Impressionant et fucking’angoissant.

Plus d’infos :
http://dualplover.com/justice.htm