lundi
2
novembre
2009

TURNTABLE TITANS (France/Japon/Allemagne/Canada)

Concert

La cave12 au KAB (# 39)

USINE – 4, PLACE DES VOLONTAIRES
LUNDI 02 NOVEMBRE – 21h00 (concert 21h30 !)

TURNTABLE TITANS (France/Japon/Allemagne/Canada)
eRikm (France) : tourne-disques
Katsura Mouri (Japon) : tourne-disques
Ignaz Schick (Allemagne) : tourne-disques
Martin Tetreault (Canada) : tourne-disques

Hallucinant line-up pour les amateurs de détournements platinistiques de haute envergure avec un regroupement de 4 figures essentielles, proéminentes voire historiques du langage du tourne-disque expérimental de ces 20 dernières années. Avec chacun ses spécifités et originalités/univers sonores propres, comme une sorte de condensé unique et en une seule soirée des différentes et infinies déclinaisons possibles à partir d’un même instrument-objet : le tourne-disuqe. Une soirée se déclinant en plusieurs combinaisons (différents solos, duos, trios, avant de finir par un 4tet final très attendu) avec une partie de la crème de la crème du genre : l’incontournable français eRikm, la nippone-bruitiste-noiseuse et captivante Katsura Mouri (moitié du duo Busratch), l’infatigable et super-activiste allemand Ignaz Schick et le pionnier-génial-bricoleur-culte canadien Martin Tétrault.

Virtuose, véloce, curieux, inventif… un véritable mini-festival et, dans le genre, une vraiment formidable et excitante soirée. Pour les amateurs, c’est réellement plus que cadeau. Alors, on vient !

ERIKM (MARSEILLE)

http://www.erikm.com

Depuis qu’il a commencé une carrière solo en 1992, eRikm a instinctivement suivi un « chemin de carrière » relativement inusuel, voire risqué.

S’éloignant de son intérêt pour les arts visuels et ses premières expériences musicales en tant que guitariste rock, il est d’abord apparu seul sur scène avec son extraordinaire virtuosité platinistique, puis en tant que compositeur électroacoustique, explorant la technologie du media qui devient un instrument à part entière, et jonglant avec la subtile abstraction des technologies modernes.
eRikm a une approche définitivement sensorielle de la recherche expérimentale musicale, s’inspirant avant tout de la musicalité, de l’instrumentalité plus que de l’abstraction en s’ouvrant à toutes formes de surprises.

L’originalité de son style provient de la dualité entre ses expérimentations avec le matériau du son, son enveloppe et sa tessiture, et son travail et goût pour l’anecdote, la référence, la richesse des matériaux sonores générées durant ses performances live et la capacité à développer ses matériaux en de vastes et élaborés processus. L’énergie développée n’est pas un simple « effet » mais est intégrée dans une logique musicale, une inclinaison vers la « catastrophe ».

eRikm est maintenant définitivement devenu un membre de la famille des musiciens/compositeurs les plus aptes à définir la relation entre la musique populaire et l’académie, refusant de se cacher derrière les masques de la démagogie ou du camouflage culturel. A partir de l’application de ces longues expériences, il a réussi à apporter et mettre un évidence un matériel et démarche résolument singuliers et uniques.

La liste de ces différentes collaborations est infinie ; eRikm a joué avec pratiquement toute l’avant-garde musicale de ces 20 dernières années et est encore fiévreusement recherché.

KATSURA MOURI (KYOTO)

http://www4.ocn.ne.jp/~busratch

Membre de l’entité bruitiste japonaise Busratch depuis 1998, la « cadette » Katsura Mouri a l’habitude de pratiquer de son instrument avec des disques, des pierres, des métaux, des cymbales, des tapis de souris informatiques, etc… le tout dans la grande tradition bruitiste japonaise : à fort volume conséquent, noise, intense et physique.
Une venue et présence européenne rare et inédite.

Elle a joué avec des personalités telles que Christian Marclay, Otomo Yoshihide, Tetuzi Akiyama,Thomas Ankersmit, Utah Kawasaki,Bruno Meillier, Olivia Block, Seth Nehil, TV POW , etc…

IGNAZ SCHICK (BERLIN)

http://www.zangimusic.de

Figure activiste majeure de ce que l’on a coutume d’appeler la « Nouvelle Vague Berlinoise », Ignaz Schick est platiniste, artiste sonore, performeur et compositeur vivant et travaillant à Berlin.

Originairement saxophoniste dans des contextes free-jazz. Après avoir testé différents set-up électroacoustiques au cours de plusieurs années, il a développé un style unique de turntabilism performant sans disques mais utilisant une sélection d’objets (métal, plastique, papier, bois…) directement sur le tourne-disque. Les vibrations sont reprises et amplifiées avec un micro condensateur spécial.

Il a collaboré avec une impressionnante liste d’artistes internationaux couvrant différents aspects de la musique expérimentale abstraite (improvisation électro-acoustique, noise, lowercase, plunderphonics, industriel, musique contemporaine, ...) et il est membre/fondateur de groupes comme Perlonex, Phosphor, Blind Snakes (avec Jason Forrest), etc..

Il joue régulièrement en duo avec des musiciens tels que Chris Abrahams (The Necks), Phil Durrant, The Haters, Dawid Szczesny, Martin Teterault, etc… Il a tourné intensément à travers l’Europe, la Russie, les USA, etc… et sorti des disques sur des labels tels que Zarek, Potlatch, Nexsound, Staalplaat, Charhizma, etc…

MARTIN TETREAULT (MONTREAL)

http://www.actuellecd.com/en/bio/tetreault_ma

Martin Tétreault, platiniste improvisateur montréalais de renommée internationale est issu du milieu des arts visuels. Son parcours est ponctué de productions variées sur disque compact et de performances sur scène avec divers collaborateurs : Diane Labrosse, René Lussier, Jean Derome, Michel F Côté, Otomo Yoshihide, Kevin Drumm, Xavier Charles, Ikue Mori et plusieurs autres. Délaissant la citation musicale, sur laquelle son travail se développait depuis ses débuts en 1985, il explore aujourd’hui les qualités intrinsèques du tourne-disques : bruit de moteur, sons parasitaires, etc. Il utilise aussi des aiguilles et des surfaces préparées (merci John Cage) et de petits instruments électroniques. Demeurant analogique, cette approche bruitiste lui permet de ne plus répondre à la question : « Mais que fais-tu des droits d’auteurs ? » et de se faire inviter dans des manifestations de musiques électroniques (!). Lorsqu’il veut se reposer de la musique il retourne aux arts visuels où il sable, gratte, et découpe des livres, des revues…