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Chaque jours de nouvelles lettres de lecteurs, des communiqués, des lettres ouvertes et les lettres reçues suite à notre appel. Ces dernières seront transmises au plus vite aux personnes concernées (autorités, propriétaires, médias). L'action se poursuit, envoyez vos réactions à rhino@cave12.org.
auteurs + textes (cliquer sur les noms )
Tetuzi Akiyama, musicien, japon
Scott Arford, musicien, USA
attitudes - espace d'arts contemporains, Olivier Kaeser & Jean-Paul Felley, Genève
Ron Anderson, musicien, USA
Thomas Ankersmit, musicien, Berlin
Knut Aufermann, artiste, ex-responsable de Resonance104.4fm, Londres
Aurélie S, Genève
Miguel Anjo, Genève
Joerg Bader, directeur centre photographie, Genève
Vincent Barras, historien, auteur, performer, enseignant, Genève
Steffen Basho-Junghans, artiste, musicien, Berlin
Pierre Berthet, musicien, Belgique
Marc Berthon, directeur danse-habile, Genève
Emilie Borgo, artiste chorégraphique, France
John B. Boyle, musicien (Nihilist Spasm Band), Canada
Maryelle Budry, Carouge
Daniel Buess, musicien, Bâle
Dan Burke, musicien, USA
Lucio Capece, Buenos Aires / Berlin
Kim Cascone, musicien, écrivain, USA
Brice Catherin, musicien, Lausanne
Anne-James Chaton, écrivain, France
Gérald Chevrolet, écrivain, Genève
Dario Ciprut, Genève
Nicole Conus, illustratrice, Genève
Clare Cooper, ex-directeur du Festival NOW now, Sydney Australia
Mike Cooper, musicien, GB / Italie
Cosmik, Genève
Alan Courtis (of Reynols), Argentine
Fabien Cuffel, Genève
Thomas Davoine, Genève
Muriel Decaillet, artiste, Genève
Karine Défago, Enseignante, Genève
Bertrand Denzler, musicien, Genève / Paris
Christian Dergarabedian, musicien, Argentine / Espagne
Axel Dörner, musicien, Berlin
Kevin Drumm, musicien, USA
David Edwards, musicien, New-Zeeland
Lawrence English, musicien, Australie
Jean Faravel, Genève
Fabrice Favriou, musicien, Genève
Jean Firmann, piéton, Eaux-Vives
Yannick Franck, Musicien, plasticien, fondateur du label Idiosyncratics,Rec., Belgique
Aurélien Gamboni, galerie Forde, Genève
Bertrand Gauguet, musicien et enseignant, France
Mathias Gautschi, La Chaux-de-Fonds
Colette Grand, musicienne, Genève
Childe Grangier (HOPEN), musicien, Genève
Charles Greubi, Genève
Titus Haenni, Genève
Susie Harrison, Genève
Boris Hauf, musicien, Berlin / USA
Robert van Heumen, musicien, Pays-Bas
Cat Hope, artiste, Australie
Maarten Huvenne, Belgique
Jimmy Jane, Genève
Marie Jeanson, organisatrice, Genève
Sabine Jeanson, peintre plasticienne, Genève
Jason Kahn, musicien, USA / Zürich
Kaja, du club Gala hala à Ljubljana, Slovénie
Kristine Kjeldsen, Danemark / Genève
Marie-Eve Knoerle, Genève
KNUT, ensemble musical, Genève
Association Kokeko, Paris, France
Lucka Koscak, sculpteure, Genève / Slovénie
Erzsi Elizabeth Kukorelly, Genève
Andréas Kündig, informaticien, dessinateur, Genève
Myriam Lambelet, Zürich
Lan, Lausanne
Thierry Leclerc, Genève
Léna A., Genève
Jérôme Léonard, ingénieur du son, compositeur, enseignant, Genève
Leila Licchelli, Genève
Mary Lowe, bibliothécaire, USA
Hein Marais, Johannesburg
Lasse Marhaug, musicien, Norvège
LapetiteMartine, Blog
Pascal Matthey, dessinateur, Genève
Laurence Main, Genève
John Manson, musicien (Magic People), USA
Nathalie Mastail, Genève
Mattin, musicien, Pays-Basques
Francisco Meirino (Phroq), musicien, Lausanne
Bernard Métral, Genève
Léon Meynet, Genève
Nicolas Mounoud, musicien, Genève
Paula Müller, Münster, Allemagne
Toshimaru Nakamura, musicien, Japon
Leonel Naville, Genève
Tim Olive, musicien, Osaka, Japon
Morten J. Olsen, musicien, Norvège
Nilan Perera, musicien, Canada
Dave Phillips, musicien, Zürich
Marino Pliakas, musicien (Steamboat Switzerland), Grèce / Zürich
Frédéric Post, artiste, Genève
Rick Potts, musicien, USA
Claudia Raths, musicienne, Suisse
Maja S. K. ratkje, musicienne, Norvège
r3s3t, organisateur, magasin de disques, Berne
Dominique Reichel, Genève
Michael Renkel, musicien, berlin
Line Roby, Genève
Adeline Rosenstein, Genève / Berlin
Daniel Rosenthal, DJ, organisateur, Genève
Olaf Rupp, musicien, Berlin
Ignaz Schick, musicien, Berlin
Barbara Schlittler, danseuse, Genève
Jean-Michel Van Schouwburg, musicien, Belgique
Séb, Genève
Paul Shearsmith, musicien, Grande-Bretagne
Alex Simha, Genève
Leonid Soybelman, Estonie / Berlin
Spaceman, du centre social squatt groenevoltage à Rotterdam, Pays-Bas
Carl Stone, musicien, USA / Japon
Caroline Suard, artiste, Genève
Yehudith Tegegne, GB
Françoise Thomé, Genève
Tom Tirabosco, dessinateur, Genève
Jérôme Tonetti, Genève
Bettina Tschumi, collaboratrice MUDAC, Lausanne
L'Usine, lieu culturel autogéré, Genève,
Pascal Weber, France
Mathieu Werchowski, musicien, France
Christian Wolfarth, musicien, Zürich
Anna Zaradny et Robert Piotrowicz, musiciens, Pologne
Roger Ziegler, Berne
Katja Zimmermann, Genève
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++++++++++++To whom it may concern,
Geneva is a wonderful city, I've visited three times thanks to the amazing folks involved in Cave 12. People ask me all the time what is your favorite place to visit and Geneva always comes up somewhere in the top mainly due to the hospitality at Cave 12. My only connection to Geneva is through them and without them I would never have visited. If the places ceases to function then I probably wont be back and thats a depressing thought.
They aren't bothering anybody. Taking away their space would be a huge shame.
Please let them continue with their activities.
sincerely,
Kevin Drumm
Chicago Illinois
(10/08/2007)++++++++++++
Maison de la culture, ce qu'il en reste ?
Avec mon soutien, ça va de soit.
Sabine Jeanson (peintre plasticienne à Genève)
(10/08/2007)
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Chers Cave Douzistess'il n'y avait pas des pareils à vous, le monde n'existerait plus que pour l'argent et les idées qui vont avec, le profit, la rente, les commissions, les frais, les procès et les procédures mais de justice point .......... alors au diable l'avarice et
Alors la culture vivante, l'échange et le partage cela ne s'achète pas, cela se vit, c'est une expérience irremplaçable.
Dans une ville où les riches sont trop riches de l'argent et où certains biens pensants peinent à mesurer ce qu'on arrive encore à se payer en travaillant (qui peut encore s'offrir un logement / espace décent de vie à Genève ?) on veut évacuer ce qui ne cadre pas avec cette maladie de tout rentabiliser. Devra t-on un jour payer l'air qu'on respire ? Les multinationales vont -elles régenter le système éducatif ou même l'éducation parentale ? Va t-on breveter la vie humaine ? Malheureusement , il n'y a pas encore moyen de délocaliser la bêtise du bourgeois bcbg.........
Si les personnes créatives et les artistes n'ont pas un endroit de rencontre qui ne soit pas mercantile dans une ville comme Genève ( on vient de fermer le Tonic à NYC) alors que des dizaines et centaines de personnes, voire des milliers, ont manifesté clairement un intérêt soutenu pour les activités musicales de la Cave 12 et cela pendant de nombreuses années c'est que la société se fout du monde.
Il y trop de bâtiments inoccupés dans des villes comme Genève alors qu'un simple travailleur a bien de la peine à trouver un endroit décent.
Cet avocat Doucet est dingue ! Qu'il arrête de parler la bouche trop pleine, il va s'étrangler.
Jean-Michel Van Schouwburg
(10/08/2007)
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To the powers of Geneve:Please do not close down Cave 12 and its affiliated spaces. They are of unique and important cultural value to the city. I am a Canadian musician based in Osaka, Japan and have played at Cave 12 with a Japanese musician. The space is great, as is the atmosphere and the people - the whole experience provided a wonderful window into the life of the city and allowed us to get a feel for the the city, a rare situation which doesn't occur in most other places.
I believe the people associated with Cave 12 and its affiliated spaces are virtuous, idealistic, and deserving of support. You have a cultural treasure - please support it.Sincerely,
Tim Olive, Osaka, Japan
(10/08/2007)
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LETTRE À CHARLES PONCET
Monsieur,
Coutumier des grandes diatribes, vous vous êtes évidemment déchaîné récemment contre les squatters. Je comprends parfaitement qu'en athlète du genre, il eût été dommage de louper cette noce à Thomas estivale. Vous y avez participé, dans l'Hebdo du 19 juillet dernier, sous la forme d'une lettre ouverte à "Greubi" agrémentée d'une photo du squat Rhino, évacué quatre jours après la publication de votre réquisitoire, je soupçonnerais presque un délit d'initié...
Certes, on s'est habitué, par voie de presse, à vos rafales d'insultes, à votre style carnavalesque, les paysans, les enseignants ont déjà été honorés par les assauts de votre virile rhétorique mais malgré toute cette vigueur, la lassitude s'installe.... J'avais d'ailleurs pensé m'en prendre à l'Hebdo qui nous a refilé votre sabir comme un stimulant au débat démocratique (mauvaise médecine), plutôt qu'à vous, malheureux auteur, dont chaque ligne diminue le crédit.
A priori donc, votre lettre à "Greubi" est sans conséquence. Sauf que... il y a la chute, le dernier paragraphe, dérapage ou ultime provocation, peut importe. Il nous révèle avant tout l'état de votre imaginaire, je cite: Vous (les squatters) êtes à la société comme - Phtirius pubis au corps humain, cette variété d'insectes (...) communément appelés "morpions", qui se logent dans le système pileux et y provoquent l'exaspérante pédiculose pubienne. Souffrez donc qu'à l'occasion les forces de l'ordre viennent vous administrer le spray aseptisant qu'appellent vos invasions intempestives. Ce n'est que justice. Vous terminez ainsi cette lettre à "Greubi", c'est votre conclusion.
On peut rattacher cela à tout ce qui précède tant la forme (indigente) et le contenu (haineux) s'y perpétuent sans scrupule mais ce qui s'exprime là est d'un autre ordre. On y perçoit, comme d'habitude, cette intention qui consiste, à grand coups d'amalgames et de mensonges, à déshumaniser une catégorie, à la bannir des rapports civiques et finalement à lui dénier le droit au droit. Aucune invention, c'est un vulgaire emprunt aux méthodes udécistes qui caractérisent ce qu'on appelle aujourd'hui la droite décomplexée, et ça marche aussi à Guantanamo!
Le plus nauséabond est toutefois ailleurs. Je vous cite encore et vous avez, cette fois, malheureusement raison. Vous faites mine de porter l'estocade avec des mots, mais c'est l'image qui frappe: les morpions... le spray... en un mot le gazage, de sinistre mémoire... Et lorsque je relis vos outrances, les fripes ubuesques se déchirent, là aussi vous n'inventez rien Monsieur Poncet, les nazis ont parlé des juifs exactement comme vous parlez des squatters: parasites, profiteurs, voleurs, du nez crochu vous passez au crâne oviforme, la société saine est en droit de s'en débarrasser, le gaz est un moyen juste et mérité! (chez vous on dit spray). Et pour faire sauter les quelques verrous qui subsistent encore dans les esprits, rien de tel que cette bonne vielle recette: filer la métaphore animalière et ils deviennent la vermine, les insectes, les petites bestioles qui pullulent et qu'il suffit d'écraser. Voilà l'image capable de réveiller les têtes endormies de cette Suisse qui se lève tôt! Supprimer un homme est un crime, mais si celui qu'on veut supprimer n'est pas (plus) un homme, alors ce n'est pas un crime. Vous visez juste, car il s'agit de bien faire comprendre que le petit garçon de deux ans, évacué de Rhino, le 23 juillet dernier, mérite lui aussi une bonne dose de spray aseptisant, le méprisable petit morpion...
Monsieur Poncet, vous faites souvent référence à l'histoire mais là, vous avez manqué de citer un exemple: les nazis possédaient ce que les squatters sont accusés de ne pas avoir - le courage de leurs convictions - Ils ont passé des paroles aux actes! Eux!
Pour le moment, vous écrivez dans les journaux, "courageusement", et on peut facilement imaginer la suite de cette belle aventure s'il vous prenait de troquer votre plume contre une sulfateuse, car des convictions, on sait, vous en avez!
Maître Poncet , vous êtes avocat, votre conception de la justice est probablement aussi idéologique que celle de Monsieur Zappelli, mais pour un juriste sérieux, je crois savoir que vos propos se nomment: appel au meurtre. En effet, si l'on compare des personnes à de la vermine, un spray aseptisant, ça tue! non? Mais je n'ai pas d'inquiétudes, vous êtes bien placé pour le savoir, en République et canton de Genève, squatter est justiciable, traiter des êtres humains de morpions et souhaiter qu'on leur administre un spray aseptisant, ça ne l'est pas!
Et comme vous le dites très bien "Ce n'est que justice".
Jean Faravel, Genève
(lettre de lecteur publiée dans le Courrier du 9 août 07 en réponse à la lettre ouverte de Charles Poncet parue dans l'Hebdo du 19 juillet - http://ch.novopress.info/novo-print.php?p=1616)
++++++++++++
Bonjour,
J´apprecie vraiment le rhino et les autres squats a Geneve pour leur engagement culturel. J´ai souvent visité des concerts au cave12 et j´ose a dire que c´est le seul endroit en Europe ou on pouvait écouter plusieurs fois par semaines cette facon de musique experimentale!
Je ne comprends pas qu´une ville internationale comme Geneve a une culture general assez mal developpe.
Une ville c´est pour moi la diversite des gens, de la culture etc. et je trouve triste et deprimante de vivre dans un endroit seulement avec une culture "haute" ou seulement avec une scene subculturelle.
On a besoin les deux et c´est aussi necessaire que l´etat ou la ville subventionne les deux pour supporter leur travail!L´evacuation de Rhino et de la Tour m´a touche vraiment!
Les squats et leur institutions culturelles presentes une grande partie de ma vie a Geneve - ils me manqueront beaucoup!Pour la diversité culturelle!
Katja Zimmermann
(10/08/2007)
++++++++++++Bonjour, Oui, important. Chouette initiative, il ne faut pas laisser l'omelette refroidir et mobiliser toutes les forces progressistes qui visent une société et un type d'habitat différent. Cette démarche tombe à pic, je viens d'écrire un courrier des lecteurs à la Tribune de Genève que j'ai envoyé le 3 août et jusque-là rien n'a paru. Mais il ne faut pas désespérer... Voilà donc, je vous le livre tel quel (ci-dessous) et sachez que, même si pas toujours directement impliqué, je suis un inconditionnel de votre combat et de vos renvendications. Bonne suite et accrochez-vous, il faut gagner! Bien à vous. Léon Meynet
Disparition de Rhino
Pas de quoi être fiers !Non vraiment pas de quoi ! En 2001, un autre haut lieu de la culture et de l’habitat alternatif, le Goulet 13, était évacué manu militari à Chêne-Bourg. Et, déjà à cette époque, le noyau de ses habitants avait largement fait part dans les medias, au cours de deux campements sauvages sur la place Louis-Favre puis au Parc des Cropettes, de leurs attentes en matière d’espace de vie, d’ateliers créatifs et de lieux collectifs d’expression polyvalente. Toute une vie s’était organisée autour de cet objectif avec des réalisations et l’émergence d’artistes et de créateurs qui sont venus enrichir la scène culturelle genevoise à l’instar de leurs aînés du Garage, du Bistro’K et de la Cave 12.
6 ans plus tard au mépris des règles associatives et des lois, rebelote, le procureur général, en son seul nom, sacrifie Rhino sur l’autel du libéralisme. Il est vrai que ce Monsieur, qui avait déjà tout essayé pour se débarrasser de ce groupe d’habitants exemplaire dans sa lutte, son engagement et son mode de vie, n’avait pas d’autre recours que la force pour arriver à ses fins. Et, curieusement, cette force a été utilisée en toute illégalité et au mépris des règles élémentaires de la démocratie car elle était conduite par un homme qui confondait justice et règlement de compte.
Dans ce cas comme dans l’autre, l’autorité judiciaire, avec la duplicité gouvernementale, n’a rien compris et n’a eu d’autre recours que d’exercer son pouvoir, comme aux pires moments de l’hisoire, par la force : force contre d’autres choix de vie, d’autres modes de pensée, force arbitraire, force liberticide.
Mais comment donc en sommes-nous arriver là ? Est-ce le martèlement des réactionnaires de tout acabit qui contaminent l’opinion au point de déteindre sur les actes de nos autorités ? Ou est-ce la résonance du discours autoritaire pur et dur d’un certain Président de France voisine ?
Mais qu’importe ! Car une chose est sûre, cette façon de procéder n’est pas la meilleure manière de donner envie aux jeunes générations de s’intéresser à la chose publique. Ohé travailleurs sociaux, éducateurs, politiciens, architectes, urbanistes réveillez-vous ! De vraies demandes, de vrais projets de société, sur le modèle de Berlin, sont formulés par une base mécontente du train-train quotidien, du tout à la consommation, des modes de logement qui lui sont offerts. Réfléchissez, imaginez, agissez, construisez enfin ces espaces de vie et de création nécessaires à des hommes et des femmes qui, toutes origines confondues, ont choisi de vivre autre chose, autrement.
Léon Meynet, Genève
(lettre de lecteurs adressée à la Tribune de Genève non publiée à ce jour, 3/08/2007)++++++++++++
Mesdames et Messieurs les représentants du peuple,Suite aux récentes évacuations des squatts de Rhino et de la Tour je voudrais vous faire part de quelques réflexions. La Suisse semble vivre actuellement un formidable essor économique, tandis que dans le même temps les faillites personnelles sont en recrudescence. Ne perdez pas de vue que l’essor économique d’une société n’est rien s’il ne s’accompagne pas d’une réflexion philosophique.
Les squatts ont permis de dénoncer la spéculation immobilière qui constitue encore aujourd’hui un abus de pouvoir inqualifiable. Cette dénonciation est encore d’actualité car le problème du logement pour les personnes non fortunées reste un problème essentiel. Le logement n’est pas un bien de consommation superflu. Sous nos latitudes avoir un toit est une nécessité. Comment dès lors est-il encore possible pour nos gouvernements de tolérer que nous dussions enrichir des nantis en nous échinant à la tache pour payer des factures de loyer vertigineux.
L’idéologie de la mouvance squatt est de développer un ”savoir être” ensemble, une mise en commun de compétences, de forces et d’idées pour faire fructifier non pas des capitaux, mais l’existence elle-même. Il est urgent de remettre l’humain est ces besoins vitaux au centre du débat car le futur est aujourd’hui bien plus sombre qu’il ne l’était à l’époque du « no futur » punk.
Avec quelle foi pouvons-nous envisager l’avenir s’il ne reste à notre disposition que des loisirs payants et formatés ?
Tenir le coup des exigences de notre société est-il le seul moyen de valider notre droit à vivre la vie qui nous à été offerte ?
Après tout, les mouvements d’un individu qui constituent le motif de son existence sont personnels et intransmissibles. Ses idéaux doivent être respectés, ainsi il n’aura pas besoin de commettre des actes parfois désespérés pour affirmer sa différence.
Nicole Conus, illustratrice
(10/08/2007)
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En tant que directeur du centre de la photographie genève (cpg) et enseignant à la haute école d'art et de design genève (head), je m'insurge contre la nouvelle politique genevoise contre les squats.
Il n'est pas recevable à ce qu'une ville qui n'est pas capable de lutter contre la pénurie de logement criminalise des initiatives associatives qui proposent des logements alternatifs et qui en plus enrichissent la scène culturelle. Nombreux sont les artistes et les étudiants, passé par le cpg ou la head, ayant trouvé dans les squats des nouvelles formes de vie et de création.
Il faut absoluement trouver des moyens pour légaliser complètement les squats qui sont encore en fonction.
Joerg Bader, directeur centre de la photographie, Genève
(10/08/2007)++++++++++++
Cher Maître Poncet,
votre lettre ouverte aux squatters m'a fait beaucoup de bien. Beaucoup de bien en effet car elle met en lumière une évidence qui nous (vous, les fidèles serviteurs de l'ordre, et nous, le méchants profiteurs de la société et affiliés) avait échappé jusque-là : tout cela n'est qu'un malentendu.
Si l'on en croit votre magnifique démonstration, vous détestez les squatters pour de bien mauvaises raisons. C'est pourquoi, plutôt qu'un long discours, nous vous proposons de venir habiter dans un squat pendant tout un mois. Nous vous offrons volontiers la participation symbolique au loyer, et vous fournirons même un passe permettant l'accès à tous nos concerts et autres activités culturelles.
Si jamais vous voulez venir avec vos copains propriétaires, ces supers cools personnes qui laissent gaiement des immeubles vides pendant des dizaines d'années parce que ça coûte moins cher que de les louer et aussi parce que la raréfaction des lieux d'habitation permet d'augmenter les prix (c'est ça la spéculation immobilière ; oui, je précise, parce qu'apparemment nous n'êtes pas familier avec le concept), et bien surtout n'hésitez pas. Contrairement à vos hyper sympas amis les policiers, on risque de discuter avec des mots plutôt qu'avec des coups de matraque sur la gueule, c'est bête, mais on est plutôt pacifique, si désuet que ceci puisse paraître.
Voilà, j'espère que vous recevrez cette invitation avant d'avoir trépassé, étouffé par votre mauvaise foi. Je vous embrasse affectueusement,
Charles Greubi.
(en réponse à la lettre ouverte parue dans l'Hebdo du 19 juillet - http://ch.novopress.info/novo-print.php?p=1616)
(10/08/2007)
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Voilà juste quelques mots pour dire combien il est injuste et inhumain de mettre des gens dehors à la rue quand on connait les prix insensés de l'immobilier genevois à l'heure actuelle...Combien il est à la fois stupide et dans l'air de notre temps de pousser dehors et de vider des endroits où il fait bon aller chercher cette chaleur et cette intelligence qui n'est plus présente ailleurs... Où l'on échange activement sur la vie et autres mystères entre un bon concert inventif, puissamment aventureux et une partie d'echecs...
Je suis pour le D.I.Y, la demerde et l'acceuil de mon prochain quand il ne se tient pas devant moi avec une matraque...
A la maison, car nous avons un toit et bien nous sommes déçus et aussi surpris de cette tournure barbare et sans fraternité qui vient de se produire ici... comme avant et comme je ne l'espère pas demain...Merci et on continue...
Childe Grangier/ HOPEN
(10/08/2007)
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à un propriétaire millionnaire,
à son procureur général,
à chacun de leurs replets avocats,
à leur conseiller d’Etat socialiste,
à leur sociologue du week-end dernier ainsi qu’à ceux qui servent les intérêts de tous ces lascars ou répandent leurs mensonges dans les médias en petits profiteurs sans scrupule au regard desquels tout squatteur est un citoyen modèle.Genève, fin juillet 2007
Misère sur toi, faiseur de misère,
Faiseur de provinces bornées et ronflantes,
LA MEUTE exulte:
«IL ETAIT TEMPS»
TRIBUNE effrayante,
MATIN navrant:
«MOI MOI MON LOYER DE DEUX MILLE FRANCS»
C’EST LA MEUTE DES HONNÊTES GENS.Faiseur d’ignorants, joueur de sales tours,
Ployeur de têtes hautes d’artistes-mères
Quelle bravoure, vainqueur de pachydermes sans défenses,
Femmes enceintes, Rhino, musique, théâtre, cinéma, danse
Terrasseur de la crèche du squat de la Tour,
Honte et misère sur toi!
«MOI MOI LA LOI QUOI»
Répond la basse-cour.À la télé du lendemain, une femme enceinte jusque-là écrit les mots: PULL BERCEAU sur un billet qu’elle tend aux nettoyeurs du projet Rhino afin qu’ils sauvent de la benne Rhino ses vieilles et urgentes affaires.
«ALORS PULL BERCEAU C’EST BIEN
PARCE QUE JE SUIS GENTIL
J’AI PAS QU’ÇA A FAIRE»
Regarde les mères en demande
Regarde comme elles attendent
Leurs affaires
Sans colère,
Tu connais bien cette sensation,
Faiseur de dépendance, faiseur de soumission,
Ce n’est que honte et misère!Étrangleur d’ensevelis qui respirent!
RECONNUE LA CAVE 12
Sent les poubelles
INTERNATIONNALEMENT
«BANDITS! VOYOUS! VOLEURS! CHENAPANS!»
POUR SA PROGRAMMATION MUSICALE EXCEPTIONNELLE
Faiseur de province, tu dois sévir:
Quelle bêtise!
(Trois jours que je n’arrête pas de répéter: Quelle bêtise!)
Détruire
«IL ETAIT TEMPS»
Ce qu’il y a de plus fragile
Dans sa ville
L’ assiette offerte, le lit qui restait libre
Et les odeurs dedans :
Combien d’enfants?
Combien d’évènements, de concerts, de fêtes?
Renforcer
«MOI MOI MON LOYER DE DEUX MILLE FRANCS»
Ce qu’il y a de plus bête.
Faiseur d’impuissants, combien de litres de sang à la rue quand une femme enceinte cherche un toit?
«MOI MOI LA LOI QUOI»
Combien de pertes quand une salle de concerts est détruite, ignorant?
POUR LA QUALITÉ DE SA PROGRAMMATION MUSICALE
RECONNUE INTERNATIONNALEMENT
LA CAVE 12
À GENÈVE
POUR SA CAPACITÉ D’ACCUEIL ET DE LOGEMENT
DE GROUPES VENANT DE L’ETRANGER
FACILITANT LA PRODUCTION DE CENTAINES DE PROJETS
LES PLUS AVANCÉS ARTISTIQUEMENT
HUMAINEMENT LES PLUS EXIGEANTS
RHINO
À GENÈVE
OÙ ÇA ?
Ah je n’ai vraiment jamais rien vu d’aussi bas
Faiseur de misère,
Que toi qui légifères!Adeline Rosenstein
(Invitée à Rhino en juillet 2007 pour la préparation du film d’Alex Baladi et Isabelle Nouzha «Frankenstein, encore» d’après une BD de Baladi et le roman de Mary Shelley écrit à Genève par un été pourri)
++++++++++++
Genève, le 10 août 2007Je me souviens d’une époque où, quand je sortais le soir, s’offraient à mon bon plaisir le choix d’une dizaine de fêtes, de concerts, de bars, de sous-sols enfumés et débordant d’énergie...
Je me souviens également des moments inoubliables que j’ai passés dans ces endroits, avec ce sentiment précieux de faire partie d’une communauté joyeuse et libre, avec certaines figures qu’on qualifierait sans doute de marginales mais dont la liberté était inspirante et m’a amené à conforter certains choix de vie que je ne regrette pas aujourd’hui...
Je me souviens aussi que c’est grâce à l’économie d’un loyer que j’ai pu prendre du temps pour travailler mon art et que j’en vis aujourd’hui professionnellement... je me souviens de tous les amis, connaissances et contacts que je me suis fait dans ce vivier turbulent et sans qui je ne serais aujourd’hui qu’une ombre grise et isolée.Mais je suis un homme neuf et je regarde vers l’avenir. Je suis impatient de commencer ma nouvelle vie...
Oui, je suis impatient de profiter des distractions que l’on voudra bien m’offrir, Michel Sardou aux fêtes de Genève, Doc Gynéco au jardin Anglais, tous les jolis cafés bobos aux appliques fuchsia où je commanderai, extatique, une bière exotique dans un joli verre design pour la somme raisonnable de douze francs.
Je me réjouirai de payer 1300 francs tous les mois pour un deux pièces bien situé avec un petit balcon d’où je pourrai en me tordant le cou, voir un bout du feu d’artifice et la patrouille de Suisse en attendant avec impatience le prochain défilé militaire.
Si tout va bien, si tout continue comme ça, j’éspère qu’un jour ma matière grise sera devenu un yaourt bien grumeleux et que j’aurai enfin le courage de m’inscrire au MCG. Là, peut-être, je serai enfin mûr pour acheter une cravate, signer le leasing d’un 4x4, m’abonner à Bilan, dénoncer mes voisins bamboulas trop bruyants et m’acheter un téléphone portable plaqué or.
Je barboterai avec délectation dans la norme, j’afficherai un sourire éclatant Prozac-Xanax-Dormicum, je consulterai mes actions chez Aérospatiale sur le net, enfin j’aurai complètement éradiqué de mon cortex les radicelles crasseuses de la contre-culture gauchisante.Nous garderons quelques artistes ukrainiennes pour animer les bars à champagne, nous irons voir Garou à l’Arena et Bigard au Grand Casino, et si vraiment l’ennui nous guette, il y a bien assez de dealers aux Paquis pour nous fournir quelques doses d’adrénaline pure.
Puisse ce jour venir bien vite, que les bulldozers entrent dans la danse, qu’on stérilise cette plèbe immonde de musiciens, d’artistes, d’anarchistes pouilleux, qu’enfin cette ville devienne à l’image de ses coffres-forts un endroit propre en ordre, calibré, luxueux, et mort.
Jérôme Léonard
++++++++++++
Bonjour et merci de continuer la mobilisation.
Voici ma réponse à Poncet que j'ai envoyé à l'Hebdo...
Avec les meilleures pensées de Nat et Cannelle qui elle est née à Rhino même car on a pas eu le malheur de se faire évacuer avant un accouchement programmé à la maison nous....ça reste un grand souvenir d'avoir pu la faire naître là, avec ensuite mon voisin du dessus qui a soufflé la corne de brume pour annoncer qu'elle était arrivée...
Monsieur Poncet,Votre "lettre à Greubi" m'a choquée: inexactitudes, généralités et même pointe de xénophobie ....
Ayant squatté il y a quelques années, je ne me souviens pas d'avoir sorti ma carte d'identité uniquement pour l'assistance.
Je travaillais et était inscrite à l'office de la population comme habitante de Rhino, je payais l'eau et l'électricité, comme vous, seulement je n'étais pas d'accord que, dans une telle pénurie de logement, on laisse honteusement des immeubles vides dans le seul but d'en voir grimper les prix!!!!
Nous étions une petite famille avec revenus modestes, simple assistante à 60% pour s'occuper de sa fille aussi...je payais toutes les factures que j'avais à payer, comme vous.
Le loyer existait sous la forme d’une cotisation interne qui permettait, faute de régie, de faire les travaux nécessaires à l'entretien du bâtiment.
Je suis Suisse romande....je viens d'un milieu ouvrier/prolétaire, pas de "petits bourges" dans ma famille, pas de compte en banque bien remplis....
Je ne vous ai jamais vu à aucune assemblée générale, ni réunion de Rhino pour pouvoir dire qu'elles étaient truquées.
Je déteste avoir recours à la médecine et aux médicaments, je préfère de loin la conscience et l'entretien du capital santé, comme chez les chinois et ne coûte donc pas grand chose à la société de ce point de vue-là. Je pollue peu, recycle et préfère de loin mon vélo...
Je n'ai pas plus de morpions que vous, enfin, dans votre cas, j’imagine et ne tiens pas à aller vérifier.
Je ne pense pas non plus avoir été une exception au milieu de parasites, au contraire, j'y ai trouvé des gens engagés, travaillant d'arrache-pied dans différents domaines mais refusant de se conformer à la "normalité ambiante"....à quand un uniforme de citoyen-type finalement ? Quand je vous lis j’ai la triste impression d’être en plein « Brazil »....
Nathalie Mastail
(lettre de lecteur parue dans l'Hebdo du 9 août 2007 en réponse à la lettre ouverte de Me Poncet parue dans l'Hebdo du 19 juillet 2007 http://ch.novopress.info/novo-print.php?p=1616)++++++++++++
Débarquée d'une autre ville d'Europe, "Welcome to GENEVA" ,à demi-enthousiaste, il me fallait construire des repères.
Elle se leva alors à mes yeux, phallique et écarlate: la Corne, mon repère géographique dans cette ville, qui avait pourtant vite fait de me perdre. Etudiante , isolée des siens, il me fallait rencontrer les habitants de ma nouvelle cité.Non seulement repère architecturale dans cette ville, la Corne fut aussi mon repère social. Ne suffisait-il pas de voir le nombre de personnes présentent avant et pendant la chute de Rhino, pour comprendre que ce lieu accessible au bas revenu permettait au gens de vivre ensemble quelque chose auquel ils tenaient. Je pense que la vie sociale est fondammentale pour les êtres que nous sommes, et qu'avoir accès à une vie sociale, n'est pas forcément donné $$$. La Corne l'offrait. Elle a été selon moi salvatrice pour certains: lieu de partage et de gaieté, juste un doux anti-dépresseur !
En plus de faire des rencontres qui ont évolué en amitié et en amour, Rhino a été pour moi également un lieu d'éducation. Mais oui, messieurs, dames, à Rhino, j'ai eu l'occasion d'aiguiser mes oreilles à toutes sortes de musiques de qualité qui vous emmène loin à la découverte d'un ailleurs, à ouvrir mes yeux sur d'autres types d'images que celles dont nous sommes pollués et à élargir mes représentations sur la vie par des discussions avec de riches personnalités.
Pour moi , Genève a perdu du sien et du bon. Elle a perdu ce brin d'humanisme qui fait qu'on peut se sentir chez soi, là, dans ses bras.
Merci à celles et ceux qui ont donné d'eux pour prêter vie et goût à ce lieu et qui m'ont accueilli comme l'une des leurs.
Lo Main
(10/08/2007)
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Messieurs,N'était-ce pas possible de trouver un arrangement avec les propriétaires ?
de trouver une autre solution, de faire les choses autrement ?Les squatts de La Tour et du Rhino étaient des pôles culturels uniques, l'un par sa bibliothèque l'autre par sa scéne musicale, ce que l'on appelle des alternatives, lieux d'émulation, d'interaction, d'échanges, reconnus pour la dynamique qu'ils apportaient à leurs environnements (repas et animations de quartier).
Le cadre aurait pu évoluer, peut-être un cinéma ou une salle de théâtre auraient pu encore emerger, alternatives dans le sens encouragement à la culture, accés à des données de savoir reservés à une élite ou à ceux qui ont les moyens, non pas une concurrence à la culture, simplement un autre esprit , d'autres références,un tremplin pour de nouveaux créateurs, penseurs et faiseurs, combattants PLUS QUE VOUS NE LE PENSEZ pour certaines idées dont vous ne semblez apparemment pas tenir compte.Tout ce que vous aurez réussi n'aura été que de confirmer une séparation déjà bien marquée entre les classes sociales, et contribuer à maintenir ce fossé d'inégalités.
Lan
(10/08/2007)
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Lettre ouverte sur la vie culturelle à Genève
Les débordements qui ont eu lieu lors de la manifestation de samedi 28 juillet 07 sont à déplorer comme la mise à la rue d’habitants de squats sans avis d’évacuation et la perte incommensurable de lieux de culture alternative qui proposent autre chose qu’une culture de consommation/divertissement aseptisée dans des endroits souvent trop lisses et sans âme.
Auparavant il n’y avait déjà pas assez de lieux pour des ateliers d’artistes comme pour des espaces de représentation, désormais il y en a encore moins avec la disparition ces dernières années de Brigitte, l’Escobar, le Madone Bar, le Bistr’Ok, la mondialement connue Cave 12 (pour les musiques improvisées, expérimentales, noise et autres...) et la fermeture programmée des derniers squats (l’Arquebuse dont l’évacuation a été signifiée pour le 4 septembre) et d’autres lieux comme Artamis (2008 ou 9?) et Duplex (contrat de confiance avec la Gérance Immobilière de la Ville) qui à cause du bruit qu’il occasionne parfois lors de 2 à 3 concerts par année, s’est vu récemment interdire par son bailleur, la police et le service des autorisations et patentes) de faire le moindre événement musical sous menace de fermeture définitive, alors que c’est l’un des 2 axes principaux de sa programmation.
Il est grand temps que la Ville de Genève prenne ses responsabilités et entreprenne un véritable dialogue avec les milieux alternatifs (et ces derniers de même), pour faire des propositions concrètes et rapide sur des projets et des lieux à mettre à disposition, accompagné selon les cas et la nécessité de subventions. Ceci afin de faire naître rapidement de nouveaux lieux et espaces d’expression libre de pressions commerciales qui répondent aux attentes et envies d’une partie de la jeune population qui veut autre chose qu’une culture "mainstream" imposée avec des discothèques ringarde et des bars (à champagne) en tous genres!
Les salles de la Ville de Genève comme la celle du Faubourg, le Palladium et le BFM reviennent trop chères à la location et sont mal adaptées pour y organiser les genres d’évènements, concerts et soirées qui nous intéressent. Et non! l’Usine, aussi grande et satisfaisante soit-elle, n’est absolument pas suffisante pour que s’exprime toute la créativité et l’envie de présenter les musiciens et artistes résidants à Genève. L’ensemble de nos élus devraient réellement se soucier de l’exode, pour des cieux moins chers et plus dynamiques, des centaines d’artistes émergeants qu’elle "produit" d’ailleurs en grand nombre au travers de ces diverses écoles d’art et qui trouvent de moins en moins de débouchés et d’endroits formateurs pour commencer à développer leur art et se produire dans cette ville. Sans des loyers extrêmement modérés pour un logement et un atelier, on ne peut avoir suffisamment de temps à consacrer à sa création si l’on a un travail alimentaire qui occupe une large partie de son temps et qui vous laisse ensuite avec peu d’énergie. Ce système fait grossir les rangs de demandeurs d’emplois, puis de l’assistance publique qui ne sont pas des endroits efficaces et adaptés aux besoins des artistes et à leur mode de vie. De plus cela coûte cher à la collectivité sans résultats probants et met les artistes dans une situation d’assistés, ce qui peut ruiner la vie de certains d’entre eux. Ne devraient-ils pas avoir droit à un véritable statut quand ils ne travaillent pas plutôt que d’être considéré comme des chômeurs un peu à part, soumis à la plus ou moins bonne compréhension et volonté de leur placeur?
Il serait bon d’avoir les moyens structurels de mener une vie d’artistes plus sereine par la mise en place de la Ville de Genève de beaucoup plus de débouchés. Genève a, à tous niveaux, les moyens de le faire si elle le veut vraiment. De notre côté, employons-nous à favoriser l’éclosion d’une Ville de Genève encore plus ouverte sur les autres, pleine d’inventivité et de lieux adéquats qui soient à la portée de tous.
Bien qu’une évidence pour certains, il semble pourtant nécessaire de rappeler sans cesse à d’autres que l’art et la culture ne sont pas une banale marchandise qui doit être seulement régie par les lois du marché.
Longue vie à la véritable culture, celle qui est riche de la curiosité, créativité et générosité des passionnés qui l’anime.
Daniel Rosenthal
Programmateur d’évènements culturels, concerts et soirées depuis 2001:
Duplex, espaces d’arts contemporains; Festival " écoutes au vert" 06 et 07; Scène Caresses FM / Promenade du Pin à la Fête de la Musique 07; et dans une bonne partie des lieux adéquats et intéressants qui existaient et dans le peu de ceux qui subsistent encore à Genève.
(31/07/2007)
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Monsieur Moutinot,
J'ai appris récemment que la Cave 12, lieu de concerts à Genève, devait brutalement arrêter des activités suite à l'évacuation forcée du squat Rhino où elle avait ses locaux.
Je tiens à vous faire part de mes plus vives protestations concernant la fermeture de ce lieu de vie culturelle intense.En temps que musicien,j'y fus invité il y a plus de 10 ans et je devais y rejouer dans un futur proche.ce lieu représente pour la communauté musicale internationnale qui l'a fréquenté un noeud important dans un réseau consacré à des formes d'expression hors-normes,inclassables, souvent économiquement peu rentables,donc non soutenues par l'industrie du divertissement, et peu soutenues par les povoirs publics car n'apportant pas assez de retombées en matière de visibilité et de prestige.
Néanmoins,les musiques défendues par la "cave 12" depuis une quinzaine d'années existent et prolifèrent,servant souvent de réserve à trouvailles pour celles qui ont pignon sur rue.Elles sont pratiquées avec passion par des gens qui s'y engagent en tant que musicien,organisateur et auditeur, dans des conditions matérielles précaires, la récompense étant le bonheur d'étendre les champs sonores,l'émerveillement d'en découvrir les innombrables recoins et la joie d'en partager les récoltes avec ceux qui veulent.
Il me semble que ce n'est pas une bonne idée de rendre la vie matérielle de ces gens encore plus difficile qu'elle ne l'est déjà en fermant les lieux où ils peuvent s'exprimer.C'est pourquoi je me permets d'insister pour qu'une solution soit trouvée au plus vite afin que la cave 12 puisse continuer ses activités dans les meilleures conditions possibles.En espérant que vous pourrez apporter votre concours à la recherche de cette solution, je vous prie d'agréer l'expression de mes sentiments distingués.
Pierre Berthet
(07/08/2007)
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Genève, Ville propre ! Genève, Ville morte !
Squats et Culture : Genève en danger !
Suite à l’évacuation des habitants du squat de la Tour et à la brutale disparition de Rhino, L’Usine ne peut rester silencieuse.Elle déplore la disparition soudaine du squat de la Tour, de sa crêche et de son précieux Info Kiok, pleurera l’absence de la programmation de la Cave12, de l’espace de convivialité du Bistr’ok (de ses repas, concerts, lectures et débats).
Elle dénonce cette nouvelle manière d’évacuation violente, inaugurée l’hiver dernier au Boulevard St-Georges à la Maison Blardonne, qui consiste à interpeller et arrêter les occupants sous le chef d’accusation de « flagrant délit de violation de domicile » pour faire constater l’absence d’habitants par un huissier et permettre le saccage des lieux pour empêcher toute nouvelle occupation, vidant sauvagement les affaires des anciens habitants.
Elle soutient les habitants de Rhino et s’inquiète de cette manière de plus en plus autoritaire et sans appel de faire disparaître un à un les squats par des interventions musclées. Alors que même le Tribunal Fédéral préférait voir l’affaire Rhino se régler à travers la voie civile, l’attitude du procureur général Daniel Zappelli (qui a publiquement fait savoir qu’une de ses missions principales serait de « nettoyer » la ville de tous ses squats) et le silence des politiques à ce sujet ne peuvent que renforcer cette inquiétude.
Imaginant la prochaine disparition d’Artamis (annoncée par des rumeurs pour la fin de l’été) et s’interrogeant sur sa propre place dans la cité, L’Usine déplore que ce désir d’un espace urbain aseptisé prenne le pas sur le formidable élan et les propositions culturelles et sociales que représentent un poignée de citoyens qui tentent de proposer des alternatives au mode de vie conventionnel et résistent à une monoculture de plus en plus dominante.
Elle imagine le gris uniforme que Genève se propose d’offrir à ces citoyens et citoyennes et espère qu’il existe encore quelque part dans l’esprit de celles et ceux qui débattent de son avenir autre chose qu’un délire paranoïaque qui ne peut qu’alimenter l’insatisfaction de ceux et celles qui n’auront désormais que la rue pour exprimer leur différence.
À force de s’auto-nettoyer, Genève (qui pourrait aujourd’hui être rebaptisée « Amnésiastadt », tant son désir de renier ce dont elle s’est enorgueillie pendant de nombreuses années est aujourd’hui profond) deviendra peut-être la ville la plus propre d’Europe, satisfaisant enfin ceux et celles qui tentent de faire croire à la population que tout ce qui s’écarte des sentiers battus n’est qu’un terrain sauvage dont les mauvaises herbes gâchent le paysage et créent un terrain propice à l’expression d’une intolérable insécurité.
Dans ce contexte navrant, L’Usine se souvient:
- De ses origines en 1985 (année de la Jeunesse) au squat du Conseil Général.
- De l’esprit d’ouverture des autorités d’alors envers une culture plus expérimentale qu’institutionnelle et de cette concience que celle-ci naissait dans des caves et des lieux laissés à l’abandon que la passion de quelques-uns faisaient renaître pour leur offrir une nouvelle existence. Claude Haegi (alors conseiller Administratif libéral) ne s’y était pas trompé. En proposant les fameux « contrats de confiance » (des sortes de squats autorisés), il mettait en pratique ce désir de conciliation et de dialogue des autorités et leur volonté de préserver à tout prix la paix sociale (contrairement à Zürich ou à Lausanne qui, à la même période, avaient choisi la voie de la fermeté absolue et de l’affrontement violent). De cette volonté et du désir de ceux et celles qui avaient fait naître l’association Etat d’Urgences (et avaient rebaptisé Genève « Kalvingrad ») est apparue L’Usine. Dans le climat actuel, aussi répressif qu’expéditif, cette initiative ne serait pas envisageable.
Dans le désordre, L’Usine se souvient également:
- D’une visite du réseau alternatif organisée par l’actuel Conseiller Administratif Manuel Tornare, qui voulait en faire découvrir les richesses à Bertrand Delanoë (actuel maire de Paris) en séjour à Genève.
- Des nombreux artistes, musiciens et troupes qui y ont fait leurs premiers pas et qui aujourd’hui représentent Genève bien au delà de ses murs.
- De celles et ceux qui, ayant pu y expérimenter de nouvelles tentatives, ont enrichi Genève de leur expérience, entre autres dans des festivals tels que « La Bâtie » ou « Black Movie », au sein d’institutions comme la TSR ou la RSR, au Conseil Municipal ou dans divers départements de l’Administration.
- D’un paysage urbain riche et varié, allant du plus sauvage au plus institutionnel, d’une proposition culturelle diversifiée offrant aux plus démunis la possibilité de boire, de voir, d’écouter, de rencontrer et de s’intégrer, de se confronter, de participer.
- De quelques représentations des « Troyennes » d’Euripide dans un squat de l’avenue du Mail (stage dirigé par le défunt Claude Straz pour l’Ecole Supérieure d’Art Dramatique), d’un « Festival Solo », d’un concert des « Young Gods » ou des « Reines Prochaines » ou d’un « Cabaret d’Avant-Guerre » à la Cave12, d’un « Ubu Roi » du Teatro Malandro au Théâtre du Garage, d’un « Ecran libre » du Cinéma Spoutnik aux « Singes » à St-Jean, d’un lever de soleil au squat des « Brigittes » après une soirée « copines » … et encore d’Argand et de Pavillon Noir, de Coutance, de l’Îlot 13, de Lissignol, du Madone Bar, du Goulet, des Bandito et de bien d’autres encore. De toutes ces propositions sociales et culturelles… et de sa tristesse infinie à chaque disparition.
Genève, Ville propre ! Genève, Ville morte !
Squats et Culture : Genève en danger !Communiqué de l'Usine, Genève, le 25 juillet 2007
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Rhino ne doit pas disparaître !Hier, les deux immeubles occupés par Rhino, derniers bastions de vie associative en ville de Genève, ont été évacués. Rhino ne doit cependant pas disparaître ! Sa disparition serait une grande perte non seulement pour ses habitants, mais pour la ville en général et même au-delà.
En effet, Rhino c'est non seulement 70 personnes désormais à nouveau demandeurs de logement, mais aussi des lieux collectifs et publics laissés à l'abandon: le Bistr'OK et l’incontournable Cave12, salle de concerts internationalement reconnue pour la qualité de sa programmation.
Outre le fait que des logements associatifs et bons marchés manquent cruellement, relevons que ce mode de vie axé sur le partage plutôt que sur le confort et l’anonymat est aussi une alternative salutaire pour toutes sortes de personnes ayant profondément besoin d'améliorer leur cadre de vie. Le logement associatif permet d'agir directement sur de nombreux aspects du quotidien: vie en communauté, gestion des travaux de transformation et de la conciergerie, aménagement de lieux communs, création de lieux pubics et de crèches parentales, prise en compte des questions économiques et écologiques, etc. Cet engagement passe parfois pour de l'opportunisme, alors qu'il représente avant tout une force et une détermination qui fêtent la liberté dans ses facettes les plus généreuses: responsabilisation, esprit critique et respect de l'autre.
Je suis particulièrement choquée par les arguments lus ces derniers jours invoquant le respect de la propriété privée et dénonçant les squatteurs comme des hors-la-loi. On ne le répètera jamais assez: le logement n'est pas une marchandise comme les autres. Si l'acte d'occupation d'immeubles vides est en effet illégal sous notre législation, nous pouvons nous poser la question de sa légitimité. Notons qu'il n'en a pas toujours été ainsi: en Angleterre jusqu'à la fin des années 80 par exemple, c'était de laisser un immeuble vide qui était illégal! Rappelons surtout que dans tous les cas d'occupation d'immeubles - et Rhino est peut-être l'exemple le plus éloquent- les appartements ont été vidés de leurs locataires en vue d'opérations immobilères lucratives. Le droit au logement est un droit vital et inscrit dans la constitution. Lorsque le droit à la propriété privée justifie la spéculation immobilière en pleine période de crise du logement, il devient un droit problématique, pour ne pas dire scandaleux dont tous les locataires font les frais. La légalité, on le voit bien ici, n'est pas forcément l'expression du bon sens et des valeurs les plus élevées.
Notons par ailleurs que c'est bien grâce aux squatteurs que bon nombre de logements ont échappé à leur transformation en logements de luxe ou en surfaces commerciales. C'est parfois tout un quartier - par exemple les Grottes - qui a été sauvé du rouleau compresseur de la spéculation immobilière grâce à la mobilisation citoyenne "illégale".
Il est temps de cesser de monter les locataires contre les squatteurs. Ces derniers défendent les mêmes intérêts ! Et si les occupants sont en effet dans l'illégalité, ils ne sont pas moins des demandeurs de logement; les évacuer pour en reloger d'autres en bien moins grand nombre*, ne réduira pas le nombre de demandeurs de logement !
Rappelons enfin que le projet des habitants de Rhino a toujours été le bail associatif. Il ne s'agit donc pas de rester dans l'illégalité à tout prix mais au contraire de faire reconnaître le logement associatif comme une véritable alternative à l'offre actuelle et comme une réponse à la pénurie criante de logements bons marchés. Le projet Rhino fait partie du mouvement qui a tout mis en oeuvre pour tenter de sortir définitivement des immeubles du marché spéculatif.
Les squats, tout comme les coopératives ou les baux associatifs sont des espaces de liberté et de créativité. Ces alternatives sont de véritables échappées d’air, indispensables à toute société en évolution, à tout individu qui se sent démuni face au modèle qu'on lui impose ou simplement qui s'y sent à l’étroit.
Longue vie à Rhino et à tout ce qu’il représente !
* Rhino abritait bien 70 personnes et non 20 comme l'a déclaré le procureur général Daniel Zapelli au jour de l'évacuation. 20 est le nombre d'occupants présents au moment de l'évacuation.
Marie Jeanson, Genève
(lettre ouverte publiée dans la Tribune de Genève et dans le Courrier du 27 juillet 2007)
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It is a complete disaster & catastrophy to see one of the most important venues of experimental music disappearing, a place with a worldwide reputation amongst artists and experimental music lovers, but not only the Cave 12 will be desperately missed, also the community of people living at the Rhino, who were providing one of those few islands of alternative living/culture, a place I always loved to visit, a place which always welcomed me and my collegues, a place which with simple means (great food, private space, fantastic technical support) created a perfect atmosphere for performing special music for special people.
from now on there will be a big gap on the already quite small map of alternative music in Switzerland.speculation pushing away (underground) culture, I have seen too much of that in Berlin, now after ten years the niches have mostly disappeared. it hurts every time, but while Berlin as a big city and can somehow compensate with new places, it is a major tragedy for a place like Geneve.
At least compensate the loss of the place by giving the community of people an alternative building of the same quality and size!!!
Ignaz Schick (Perlonex, Phopshor, ...)
(10/08/2007)
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To Whom This May Concern:I'm a composer, a performer born in the US who now works, lives and teaches in Japan. I have not yet had the chance to performa at Cave12, but I have been following their activities there for several years. I think it is very fair to say that Cave12 is one of the great alternative cultural entities in Switzerland, and if it were to disappear it would be a big loss, not only for the city and the country, but also the entire region. Cave12 is recognized INTERNATIONALLY as an important alternative venue that has presented many many important artits, organized tours, published CDs and many other excellent activities. The loss of Cave12 would be a true loss of the ecology of art and culture in the 21st Centuray and I say this without fear of exaggeration. I urge your every assistance to preserve Cave12 as well as the squats of Rhino and La Tour.
Best Regards,
Carl Stone, Tokyo/San Francisco
(10/08/2007)
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En tant qu'artiste j'ai eu la chance de jouer à la cave 12 à deux occasions, ce lieu, est un poumon dans la ville de Genève et même pour la suisse toute entière, c'est un haut lieu de la culture alternative. La perte de cette salle va pour sur faire perdre a Genève sa place comme haut lieu de culture contemporaine, et ce n'est pas les quelques festivals occasionnels qui font la vie culturelle d'une ville, c'est une programmation de qualité et suivie.
Cela va de soit, que perdre un lieu pareil est également un catastrophe pour les artistes suisses, qui ont de plus en plus de difficultés à trouver des endroits de qualités pour présenter leur travaux en dehors des circuits officiels, gangrené par une bureaucratie aveugle.
En tant qu'artiste suisse, je suis contre la fermeture du squat rhino, et de la cave12, les personnes qui ont rendus ce lieu possible et vivant pendant Ces longues années ont toute mon admiration et mon amitié.
Francisco Meirino, Lausanne
(10/08/2007)
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Hello I want to say thank you to all the people who helped me two years ago when I first came to geneva and I had no room to stay. I could sleep in the so called sleepin in "la tour", you were very kind and i was so happy, because at that time for me it was impossible to find a room.
I am really angry and sad about what happens in Geneva now. For me Geneva had a very friendly face because of these places. I am feeling sorry for the people who lost their homes, but also for all the inhabitants in general. You really lost something precious.
Sincerely,
Paula Müller, Münster, Germany
(10/08/2007)
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Je suis totalement indignée par les méthodes et les projets d'élimination des derniers bastions de liberté, de créativité et d'authenticité qui subsistent dans cette ville, vendue aux millionnaires et bons bourgeois bien pensants... Le mètre carré de terrain vaut de plus en plus cher - les petits cons qui ne veulent pas rentrer dans le rang et alimenter le système des requins n'ont qu'à chercher ailleurs... le message est bien reçu. Et la diversité dans tout ça?
Susie Harrison
(10/08/2007)
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Genève fait le ménage.
On soulève les tapis et on y glisse la saleté, poussière d'une autre manière d'aborder la vie.
Car l''argent est le seul Dieu.
On peut tergiverser, inventer, imaginer, s'illusionner, mentir, se mentir ou même fermer les yeux; le résultat est là.
Des incompétents nous gouvernent, nous dictent des lois, ou appliquent celle qui existent (mmh excusez moi, j'ai vomi...) ersatz de loi, bonnes pour certains, inexistantes pour d'autre.
Des Zappelli ou autres, de quelque bord qu'ils soient.
Et qu'on ne me parle pas de Me Poncet, un ramassis de merde son article...incroyable d'être aussi imbus de sa propre connerie.
Le pouvoir est le propre de l'homme.
Où sont passés les visionnaires, les gens qui pensent?
Peu importe la culture, la souffrance, la pollution, le réchauffement climatique, la pauvreté, la tristesse, le chômage, les maladies...et j'en passe.
Leur liberté est sacro-sainte, intouchable, du moment qu'elle sert les plus riches, les plus forts.
Que les autres aillent au diable.
Seul le profit est roi, seul l'avidité fait foi.
Rhino, La Tour, bientôt l'Arquebuse et Artamis...le pouvoir reprend "ses droits" et ses acquis.
J'aime et j'ai aimé, profondément, tous ces lieux qu'on nous enlèvent, parce qu'ils existent.
Ils sont réels.
Genève disparaît, s'égare dans les méandres de ses illusions. Genève parle et frime.
Mais en réalité elle n'est rien, aucune vision, aucun sens, aucun discours qui tienne.
Genève est une ville lisse, aseptisée et pourtant puante.
Genève est un dinosaure, perpétuant les valeurs hypocrites qui sont celle de ce pays.
Les vraies valeurs, celle du coeur, ont disparu.
Au diable ceux qui veulent de l'amour, de la paix, du calme et une existence simple.
Mange, boit, dort et crève.
Prozac blues.
Je suis fâché et triste, il n'y a plus de sens, plus de goût, tout est fade.
Et bien Messieurs, Mesdames, politiciens, banquiers, bourgeois bien gras, allez donc tous au diable, ils vous bouffera tout cru...
mais croyez moi, il ne vous digérera sans doute pas.
Longue vie à tous ceux qui croient à un autre monde.
Alex Simha
(10/08/2007)
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To Whom It May Concern:I’m distressed to hear the news that Art and Culture will be terribly injured if Rhino and La Tour are forced to stop providing the people of Geneva with a place to see and hear ground-breaking art and music. Every city needs alternative places to see less known, risk taking performances. For many years, Cave 12 (a part of the Rhino and La Tour buildings) was THE place to go to see something new, exciting and innovative. Without Cave 12 many international musicians and artists would have had to skip Geneva (and sometimes Switzerland) on their European tours.
I have not only performed at the Cave 12 many times but also La Tour and Bistr’OK.
I have also stayed at Rhino for various periods over the years, and I know first hand of the creativity that is always present; a creative force that will be lost and will be very difficult- if not impossible - to ever replace.I’m asking that the city of Geneva save and preserve Rhino and La Tour so its citizens and visitors may continue to enjoy and benefit from all the activities of the people who live there.
Sincerely, Ron Anderson (musician and composer)
Brooklyn, New York City, USA
(10/08/2007)
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UN SYMBOLE DU RENOUVEAU SOCIAL ET ARTISTIQUE DISPARAIT...
§ 1 introduction, développement, chuteL'organisation Humaine appelé "société" est gravement malade, atteinte du symptôme capitaliste depuis bien trop longtemps, la maladie à muté. Depuis, un autre symptôme à fait son apparition, l'industrialisme, maintenant que tout les principaux organes sont gravement atteint nous pouvons enfin diagnostiquer la maladie à 99,999999998% ! Nous sommes atteint par L'AUTORITARISME (Bbouloumm POUM, TSschhakK).
§ 2 l'analyse (avec références)
a/ référence à tout et rien
"mieux vaut rire que pleurer" (proverbe à la con)
en hommage pour RHINO, et à tout ceux qui se battent ce "sketch" symbolise ce que tout le monde sait (et accepte...)
De l'exploitation scandaleuse de nos soeurs et frères lointains (à plus de 20 minutes de marche en tout cas) en passant par l'endoctrinement de masse qui comprend ;
- l'Art (référence à... euhh)
- les médias (référence entre autres à Chomsky ;-)
- l'aliénation industrielle (référence à Pasolini)
- la publicité (pas assez de référence)
- l'excellente gestion des énergies dit également "écologie" (référence à notre belle nature)
- et encore, et encore, et encore...
nous allons droit vers la seule certitude de leur civilisation ; la répétition, la boucle, le cycle, la loop, l'anti-évolutionnisme social pur (ex : la musique, les journaux, les attentats, la radio, la bureaucratie, la télévision, la publicité, la politique, l'histoire, les idées, le gouvernement, le travail à l'usine, le cinéma, la fin du monde, la mode) toutes ces chose se répètent inlassablement, on nous force à connaître des choses inutiles, on occupe notre intelligence à des futilité, à consumer et consommer les mêmes produits simplement emballé différemment, à consommer de manière tout simplement hallucinante, à écouter des musiques voir des films lire des livres qui sont une insulte à l'histoire de l'Art.
b/ référence à l'anarchisme(ou savoir-vivre)c'est également une référence à l'Anarchisme ; une société gérée par de gens autonomes, sans hiérarchie
(étym. "an-" = idée d'absence / "arkhe" = commandement)
+ ne surtout pas confondre et utiliser avec le mot chaos !!! rien en commun... merci
La lutte, entre autres, contre le système actuel de gestion de l'immobilier est une chose importante, RHINO est la preuve même que l'autogestion est bien plus "lucrative", "juste" et efficace.La liberté d'expression est la chose qui représente également les lieux dits "alternatif", sans ces endroit, bon nombres d'Artistes ne seraient jamais apparu (référence à TOUS même ceux très connu que tout le monde il a son petit CD ou vinyl)
§ 3 la conclusion
Nous devons tous lutter à notre échelle, à notre manière, ne jamais abandonner, la lutte de RHINO est un symbole fort par sa médiatisation, il est donc important de saisir cette occasion pour démontrer la politique, en nous auto-gérant, en respectant la vie, car la vie c'est la liberté, une fois de plus RHINO peut être cité comme preuve que la "liberté" de ne pas avoir de dépendances quelconques, a ne pas subir de hiérarchie n'empêche en rien de devenir plus important et connu a plusieurs niveaux que la plupart des endroits "culturels", "sociaux" et autres "artistes" pourtant très sollicités par les médias et politiques.
Agir pour soi (réellement) c'est agir pour tous (efficacement).
Merci et Désolé
Nicolas Mounoud
(10/08/2007)
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La cave12 à Rhino est un espace de création indépendant nécessaire à la vie
artistique et au maintien de la diversité culturelle. Sa démarche de
programmation engagée permet à des artistes internationnaux de poursuivre leur
travail et leur recherche. C'est un espace essentiel dans le paysage culturel de
genève et de la suisse.Emilie Borgo
Artiste chorégraphique - Bourg-en-Bresse France
(10/08/2007)
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Rhino, c'est, entre autres choses, un lieu absolument singulier de la culture à genève, singulier dans la qualité de sa programmation et de ses choix artistiques - reconnus et appréciés à un niveau international -, singulier dans l'excellence et l'originalité de son accueil - que les artistes invités sont unanimes à célébrer -, singulier dans la longévité de son projet - qui n'a guère d'équivalent ailleurs en suisse ou en europe; genève doit se convaincre que le bilan de l'action artistique menée à rhino depuis plus de quinze ans est d'une importance qui n'a pas de prix.vincent barras
(10/08/2007)
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Chères autorités,Mis à part l’aspect légal de la question des squats, je trouve qu’il reste un problème culturel : le Bistr’Ok, espace de concerts du squat Rhino, était le lieu de concerts et de projections vidéo à des prix très abordables. C’était un espace culturel bon marché, mais pas pour autant au rabais.
Les amateurs de reggae, de musiques tsiganes, klezmer, nouvelle chanson française ou autres musiques festives en général, tous les week-ends, pouvaient y trouver leur bonheur.
Les gens qui aimaient à aller au Bistr’Ok font partie de la culture urbaine de ce début de 21e siècle. Une culture basée sur un vaste mélange de valeurs, certes, mais néanmoins une culture reconnaissable et digne de respect. Une culture qui hérite des hippies le goût des vêtements amples et colorés et le souhait de vivre avec peu d’argent. Une culture de gens qui aiment danser sur une musique enjouée ; de gens qui aiment à découvrir des films originaux d’autres pays (que Hollywood) et - dans le cas de la Cave 12 - écouter de la musique bizarre, expérimentale et torturée.
Une culture qui a le droit, autant que toute autre, de s’exprimer, dont les membres ont le droit de se réunir dans des espaces où leur est donné ce qu’ils veulent. Une culture qui avait déjà trop peu d’espaces à Genève.
La disparition du Bistr’Ok laisse orphelines les personnes représentatives de cette culture. Quel autre lieu à Genève propose à la fois des concerts à moins de 10 francs, un lieu de danse, des boissons pas chères, une certaine liberté vestimentaire et la possibilité de se griller un pétard si l’envie nous en prend ?
Les squats permettaient l’existence de tels espaces ; maintenant qu’on s’attache à les détruire, quel avenir pour les gens qui aimaient à sortir là ? Est-ce qu’ils devraient renier leurs principes et leurs rêves ? Se couper les cheveux et aller boire des coups au bar du coin en commentant le foot ? Enfiler les vestes surdimensionnées des yos et intégrer la culture rap ?
En détruisant les squats, vous détruisez aussi les espaces d’expression de toute une partie de la population. Ça serait vraiment triste si aucune solution ne pouvait être trouvée pour qu’elle puisse continuer à se réunir et s’exprimer.Titus Haenni
(11/08/2007)++++++++++++
With Rhino and Cave12 we lose one of Switzerland's most inovative places for alternative culture and special music with always friendly atmosphere. I will miss it very much and keep it always in best memory.Daniel Buess, musician, Basel
(11/08/2007)
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To whom it may concern,The continued pressure on venues for the presentation of non-profit adventurous arts and music by the city of Geneva is a grave mistake. Cultured, internationally oriented cities like Geneva benefit from the development of the arts and music outside of the pressures of the marketplace. Initiatives like Rhino and Cave12 offer a rare and essential breeding ground for young culture, and although small, their positive impact is widely felt in the city's cultural scene.
Cave12 has for a several years been one of Europe's most dedicated venues for the international avant-garde and electronic music scenes. The fact that the programs of the last few years read like a who's- who of pan-global contemporary music is a huge achievement for a location of such modesty, and it is a testament of the collective's dedication. Small underground places like Cave12 have a far-reaching positive impact on the city's more established cultural initiatives, evident in the many connections between for example Cave12 and the Archipel contemporary music festival. It is an unfortunate and short- sighted development when city governments and real-estate developers close down a such a valuable, lively and internationally renowned cultural initiative, thinking the city will be better for it. There has always existed a direct link between fringe culture, mainstream culture and the quality of life in a city and the many revenues this brings in tourism and beyond (see the city of New York and its cultural life). Cut away the few possibilities that exist for young, experimental artists to develop and present their work to the Geneva audience, and you destroy one of the foundations of cultural life in the city as a whole.Geneva should be proud of the Cave12 initiative and the immense dedication and time spent by its people to present music and arts not heard elsewhere in the city. It should be possible to work together to allow them to continue their well-respected and popular concerts and other activities.
As a musician based in Berlin, Germany, I've played two very rewarding concerts at Cave12 in recent years.Regards,
Thomas Ankersmit
(11/08/2007)
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Here is a little message of support. I hope you will manage to keep Cave12 alive. I also did a two hour show on Radio LoRa in Switzerland in late July dedicated to Cave12.
Best wishes, KnutTo whom it may concern,
Would Berlin ever think of closing down the Philharmonie? Would Milan ever consider to shut the Scala? No, of course not, they are regarded as some of the most important venues for classical music and opera in Europe.
But Geneva has just managed that, it has closed down the most prolific venue for experimental music in Europe, the Cave12. The world's most renowned musicians have come there to play: Felix Kubin, Toshimaru Nakamura, Peter Brötzmann, Merzbow, Susan Alcorn, John Butcher, Phill Niblock, Charlemagne Palestine, Peter Rehberg, Axel Dörner, Keiji Heino, this list could go on forever and I have only glanced at the programme of the last two years. This venue is synonymous with cutting edge music, it has a reputation that should make any decent minister of culture glow with pride. Nobody who has the slightest interest in the promotion of music, not just experimental music but music in general, can afford to loose this venue.Knut Aufermann, artist, former manager of Resonance104.4fm London
(11/08/2007)
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Cher Rhino, chère Cave12,Comme nombre de mes concitoyens, c'est avec tristesse que j'ai appris l'évacuation des lieux qui a été effectuée à la fin du mois de juillet, de retour de mes vacances. Les manifestations de soutien qui avaient rassemblées une foule somme toute appréciable et mobilisées pleinement les milieux d'artistes et timidement certaines tendances politiques n'auront rien pu changer.
Genève a toujours été pour moi la ville d'une certaine avant-garde intellectuelle, mue par une ouverture d'esprit et une tolérance rarement égalée dans le reste du monde. Cela a fait sa richesse, au sens propre comme au sens figuré. Cela faisait ma fierté de Genevois.
Maintenant, c'est fini. Tout rentre dans l'ordre et Genève n'est plus capable d'avoir de vision qui dépasse les ornières de l'ordre établi et développe la manière de vivre de demain, tolérante de multiples pratiques cohabitant harmonieusement. Je cherche un coupable - car ma tristesse s'accompagne de colère - et je m'en veux car cela me fait mal de tomber sur lui.
Je n'en veux pas au propriétaire de l'immeuble. Développer les pratiques de vie de demain et les traduire dans le cadre légal correspondant n'est pas son rôle. Il respecte les règles du jeux d'aujourd'hui, ni plus ni moins. Un peu myope, certes, mais il est peut être dans le besoin, le pauvre.
Je n'en veux évidemment pas aux squatters, bien au contraire. Les artistes sont les seuls héros qui nous restent et Rhino et la Cave 12 en ont abrités une quantité respectable. Les squatters ne sont pas des gens méchants, ils ne sentent pas mauvais et ne m'ont jamais fait de mal. Au contraire, Rhino et la Cave 12, cela a toujours été "tout bénéfice" pour moi - grâce à l'hospitalité qui leur était offerte et la passion des organisateurs, des artistes du monde entier ont été en mesure de me proposer des concerts du meilleur niveau à un tarif dérisoire. Pour ne parler que de sa version comptable, j'ai toujours vécu l'existence des squats comme une forme indirecte de subventionnement de la culture, dont la question du financement n'est de loin pas réglée de manière institutionnelle.
Je n'en veux pas non plus aux services du procureur général. Aussi répulsive que soit la personnalité du procureur général et sa vision du monde, aussi peu conforme à l'esprit du droit qu'ait été la méthode qu'il a mise au point pour procéder aux évacuations - si tant est que cette méthode soit au conforme au droit tout court - le procureur général n'a fait que son travail, un travail de fonctionnaire. Développer les pratiques de vies de demain et les traduire dans le cadre légal qui correspond n'est pas son rôle, non plus.
J'en veux avant tout à ceux qui doivent permettre à ces fameuses pratiques de demain de se définir, et dont la charge est de les traduire dans le cadre légal approprié. J'en veux au monde politique en général et aux élus qui ont une fonction dans l'exécutif ou le législatif.
Cela me fait mal, car souvent les représentants du monde politique ont la volonté de bien faire, et donnent une partie non négligeable de leur temps pour cela. Ils devraient avoir mon respect et ma gratitude. C'est souvent le cas, mais dans les circonstances présentes, ça ne l'est plus.
Je prends mon vélo pour aller sur le Salève, et depuis là haut, je vois de larges étendues vertes sur une grande partie du canton, interdites de construction malgré le fait qu'elles semblent inexploitées. J'enrage quand des municipalités de zones à villa, et leurs électeurs, s'acharnent à refuser les constructions sur plusieurs étages. L'idée d'une tour de centaines de mètres à Genève me fascine mais cela ressemble plus à une diversion qu'à une solution réaliste à la crise du logement à court ou moyen terme. Les services de l'aménagement du territoire ont encore suffisamment de marge de manoeuvre pour réglementer les procédés d'affichage, mais trouver une solution à la crise du logement est apparemment devenu impossible. Tous les acteurs concernés - sociétés immobilières, communes, associations de locataires, canton, partis politiques de tout bord - passent leur temps à se rejeter la faute mutuellement et se battent à coup de subtilités techniques et concrètement je ne vois pas de logements nouveaux venir, depuis un grand nombre d'années. Pendant ce temps, les loyers continuent leur ascension vertigineuse.
Oui, il y a des choix à faire, entre accès au logement et préservation des étendues vertes, entre constructions à un étage ou constructions plusieurs étages, etc... mais cela s'appelle de la politique.
Le discours et l'action politique à Genève ne dépassent pas depuis de nombreuses années le niveau d'efficacité de jérémiades qui ne font rien d'autres que prendre de la place dans l'espace du débat public. Nos élus ne sont ou ne peuvent plus être que des fonctionnaires, et je leur en veux d'accepter cette situation.
Alors, quand les loyers atteignent des niveaux proprement exorbitants et que les politiques ont baissé les bras ou sont à court d'imagination, je me dis que les squatters, finalement, sont les seuls qui ont compris quelque chose. Ils occupent le terrain politique, eux, et sont l'espoir qui nous reste pour sauver notre fierté d'être Genevois.
T.Davoine
(11/08/2007)
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La Cave 12 est l'un des endroits les plus vivants de Suisse pour la musique créative et, d'une manière plus générale, l'un des lieux les plus importants en Europe. La Cave12 est un espace indispensable pour la vie culturelle, elle est irremplaçable.
Bertrand Denzler, Musicien né à Genève et vivant à Paris.
(11/08/2007)++++++++++++
Me Poncet,
Votre métier d’avocat vous a appris à manier le langage tellement bien que vous en oubliez que la parole a été donnée à l’homme pour tenter de résoudre les conflits autrement que par la violence.
Dans tous les cas, le malaise que vous décrivez n’est que le reflet de votre miroir: votre ignorance de la situation est telle qu’il ne vous reste plus que des alignements d’arguments fallacieux et tendancieux qui virent même à l’extrémisme dangereux.
De phrase en phrase, l’avalanche de mots devient de plus en plus violente et agressive. Vous finissez même votre message en souhaitant que les forces de l’ordre aseptisent les humains qui vous gênent. Bravo!
Les squatters ne sont que la réponse à l’attitude des propriétaires sans scrupule, ayant pour priorité l’appât du gain maximum, quitte à laisser durant des années des immeubles entièrement vides. Lorsque ceux-ci auront retrouvé le sens de leur responsabilité sociale envers les moins lotis qu’eux, les squatters seront tout contents d’être des locataires...
En passant, je ne suis pas spécialement un marginal ou un alternatif, puisque je suis patron d’une PME et propriétaire de logements que je loue.Dominique Reichel, Genève
(lettre de lecteur parue dans l'Hebdo du 9 août 2007 en réponse à la lettre ouverte de Me Poncet parue dans l'Hebdo du 19 juillet 2007 http://ch.novopress.info/novo-print.php?p=1616)
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bonjour,
appel aux pouvoirs publics :
Ne laissez pas faire cet acte antisocial et anticulturel sans réagir.
En tant qu'artiste et citoyen j'en appelle à votre conscience, à ne pas détourner la tête, ne pas se laver les mains de cette affaire.
Nous assistons de plus en plus à une perte de valeurs telles que la solidarité, la liberté d'action etc.
Pour les artistes créants en dehors du champ du show business et de l'industrie culturelle, il est très difficile de diffuser son art... il leur faut un engagement total ...
L'éducation populaire, l'entraide, la culture populaire doivent être précieusement protégés, je vous demande du fond du coeur de réagir dans le cadre de vos responsabilités...
bien à vous, merci.
Fabrice Favriou,
musicien improvisateur.++++++++++++
Salut!
Un petit mot pour vous soutenir et vous dire merci!
J'ai 28 ans et comme un peu grandi dans les squatts de Genève, au Baraka, au Kaboulo, au Lait-chaud, beaucoup au Goulet 13, à la Rootstation, Artamis, Tivoli, Rhino et Cave12, autant de lieux culturels, de rencontres, et d'éducations.
Une fois, je suis passé devant le Goulet13 avec mes parents, je leur ai dit que probablement sans cet endroit, à 16 ans, j'aurais peut-être mis le feu à des voitures le samedi soir pour m'occuper, n'ayant pas l'argent de poche pour payer 15.- le coca dans les endroits branchés de la Genève chic!!!
Voilà, bon courage pour la suite, a+
séb
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Bonjour,
l'ultralibéralisme et la nouvelle Droite décomplexée renforcée par l'élection de Nicolas Sarkosy sont en force, rien ne semble les arrêter, et les calculations de la Gauche à Genève sont désolantes et honteuses.
Rhino qui symbolisait la Non-conformité, l'Alternative, la Résistance, le Partage a été éliminé. C'est un immense recul et une grande perte. 20 ans d'expérience communautaire et de création artistique ne peuvent pas être réduit dans un garde meuble.
Réagissons.
Solidairement, Françoise Thomé
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Bonjour,
je m'appelle Jimmy,suis ingé-son et pianniste, j'ai 34 ans et suis originaire de Genève. Depuis l'âge de 16 ans (soit en 1989) j'ai eu mon premier squatt suite a une tentative de suicide de ma mère qui était donc dans l'incapacité de m'héberger. Grâce aux squats, j'ai pu trouver un toit ou j'ai appris l'école de la vie et developpé mon don artistique pour la musique.Grâce a ce mouvement squatt, j'ai su ce que voulait dire partage, vie en communauté, vivre simplement et avec peu de moyen mais HEUREUX. Apprendre à se débrouiller dans la vie, cuisine, le bricolage, menuiserie, plomberie, peinture, etc... Le sens de l'ouverture aussi, avoir un lieu où la porte reste ouverte à une personne de passage qui recherche un peu de chaleur et d'amitié à un moment donné. Mais sutout les lieux alternatifs ont été pour moi une porte professionnelle à ma vie de musicien. J'y ai développé mon sens de la musique vers de nouveaux horizons, appris le metier d'ingénieur du son grâce a des salles de concert alternatives (ce qui me permet d'en survivre aujourd'hui) et pour moi c'est surtout cela la richesse d'un milieu alternatif; avoir un lieu d'échange culturel pas trop cher ou l'on peut rencontrer d'autre personnes d'autres contrée et s'enrichir mutuellement.
La réalité, c'est que cette culture fout le camp. A cause d'une poignée de personnes qui ne respectaient pas le contrat et dont la presse se fait les choux gras. La majorité des personnes impliquées dans la culture alternative derrière se prend tout dans la face. Cette culture alternative qui est une richesse reconnue pour Genève (a une époque comparée à Berlin) est essentielle à la jeunesse des environs. Avoir un lieux pas cher ou l'on peut ecouter de la bonne musique après sa semaine de travail, partager des concerts, etc... ou iront-ils après la fermeture de tous ces lieux? Zoner dans la rue? se droguer? faire la manche? s'inscrire au chômage? L'art est aussi une thérapie physique et spirituelle...L'enlever, c'est signer l'arrêt de mort de ces gens (dont moi). On devrait même nous ériger une statue depuis le temps que l'on s'investit quasiment bénévolement dans ce mouvement culturel (un journaliste de leman bleu l'avait dit en parlant de mon parcours...)
Il faut absolument que l'état trouve un compromis!!! Soit, Zappelli ne veut plus de squatt, alors quelle alternative a-t-il a nous proposer? est-il seulement venu une fois voir comment cela se passait dans ces lieux de vie? car derrière une poignée de brebis galeuse (comme dans tous les milieus) la majorité essayait de construire pour l'avenir de leur ville Genève, qu'ils aiment malgré tout.
Ne laissons pas mourir notre culture! Ne reste plus qu'Artamis... Et après? Une révolution va s'imposer...
Jimmy
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Laissez les gens vivre ! Faites régner la justice et non l'injustice! Montrez l'exemple et ne violentez pas les gens! A leur domicile qui plus est! Acceptez la différence! Ouvrez le débat, apprenez à écouter. Pour plus de tolérance et de convivialité!Yehudith Tegegne
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I just write under angriness and disspointment, after receiving the news that Cave12 has been evicted.
I just cannot understand what kind of society people that evicts such a place wants. What else can be done but a creative, awakening consiouscness, non profit wild beauty militant space like that, to receive support and respect from a government?
What should people organise, commercial banal places like the ones everywhere, that destroy any possible free gesture of our communities?
Please re think your decision.
Lucio Capece. Berlin.
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Brice Cathrin
(13/08/2007)
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J’ai travaillé pendant 15 ans pour RecRec à Zurich, une des entreprises les plus importantes pour la musique independante en Suisse. Je trouve très très triste que la Cave12, qui est si importante pour la scène culturelle indépendante dans le pays, ne trouve pas plus d’acceptance et plus de respect dans le secteur public à Genève. J’éspère bien que assez de gens vont réagir maintenant pour que la ville de Genève réalise l’importance de cette institution extraordinaire.Roger Ziegler
(12/08/2007)
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Casser des valeurs
La vie en squat ne représente pas seulement une combine pour ne pas payer son loyer ! Les jeunes vivant en squat expérimentent, avec intelligence, ingéniosité et courage des projets de vie communautaire et des projets culturels démocratiques, dont la presse devrait aussi parler !
Dans le squat de La Tour, une bibliothèque de plusieurs milliers de livres et documents a été anéantie, des salles de répétitions gratuites de musique et de théâtre, un atelier de sérigraphie ont été saccagés. Et pire que tout, la police a démoli la crèche autogérée, regroupant une quinzaine d’enfants et autant de parents et ami-e-s organisés en tournus ! Alors qu’on a un tel besoin de places de crèches, on attaque les parents qui s’organisant sans le recours à l’Etat ! Il y avait là au contraire là un lieu d’expérimentation riche en enseignements ! Les meubles, les jouets, les vêtements des bébés ont été confisqués, mais les jeunes parents intrépides continuent hors les murs à tenir leur crèche autogérée !
RHINO a développé une créativité extraordinaire ( salle de concert, restaurant, rendez-vous culturel, façades décorées) dont toute la ville a profité ! Qui ne s’est arrêté un soir dans ce lieu étrange et accueillant ? qui n’a pas ri en découvrant de nouvelles décorations sur les immeubles Rhino ? qui ne les a pas montrées fièrement aux amis de passage ?
Vivre en communauté, partager les espaces et les biens, refuser le principe de propriété dans les rapports humains, revendiquer l’autonomie des corps et des esprits, exercer sa créativité implique une grande maîtrise de soi, beaucoup de réflexion, d’écoute des autres et de courage.
Selon un lieu commun fort répandue « la jeunesse perd le sens des valeurs » Ici à Genève, des jeunes tentent de vivre selon leurs idéaux et on leur casse leurs valeurs. Rencontrons-les ! Apprenons d’elles et eux d’autres manières de vivre !
Maryelle Budry, Carouge
(lettre de lecteur parue dans la Tribune de Genève du 14 juillet 2007)
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Dear Cave 12 and Rhino people,Anna Zaradny and me both performed and visited Cave 12 and Rhino, which appears to be one of the most beautiful place for independent culture and contemporary art place we could see by last 10 years in Europe.
All pleople working there are right persons in right place. By their strong visions and charisma they have been able to create a space which could be done only with such passionate and honest attitude.
PLEASE ALL THE PEOPLE WHO TAKE RESPONSIBILITY FOR PRESENT SITUATION OF THIS PLACES HELP CAVE 12 AND RHINO TO SURVIVE, help all involved people to continue their great and extremly valuable work.
thank you
with best wishes for Cave 12 and RhinoAnna Zaradny & Robert Piotrowicz
MUSICA GENERA, Szczecin, POLAND
(13/08/2007)
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Hello,
I am a musician, composer and improvisor from Toronto, Canada and also a member of the Association of Improvising Musicians of Toronto.
I have not performed at Cave 12 but have heard very favourable reports of it's curatorial creativity and hospitality.
As a member of a grassroots organisation that hosts traveling artists from all over the world, I can attest to the incredibly valuable cultural resource that such organisations offer the artists specifically and the society in general.
We know how to present contemporaneous, community cultural research with the minimum of resources.
I highly recommend that, instead of closing Cave 12 and Rhino, that you financially support their activities as fiscally sound and responsible community organisations that get the job done with the minimum of support.
Sincerely,
Nilan Perera
(13/08/2007)++++++++++++
extremely sorry to hear the news.
can it be true?
cave12 was easy one of the the nicest venues in the world.
to strangle such a fine initiative is a great shame and very sad.
this aggression will not stand!
all possible support to you all.
yours sincerely
Morten J. Olsen
(13/08/2007)
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Guten Tag,
Als aktiver Musiker in den Bereichen der zeitgenössischen Musik und des Jazz bin ich in den letzten Jahren zweimal im Cave 12
aufgetreten. Es ist ein äusserst wichtiger Auftrittsort für verschiedene Bereiche der Neuen Musik, der Improvisation, diverser Spielformen des Rock-und Noise-Umfeldes. Ein Ort für offene Ohren jenseits der ausgetretenen Pfade und auch jenseits des Kommerz. Ein Ort auch, der weit über die Schweizer Grenzen Bedeutung hat und in der internationalen Szene bestens bekannt ist.
Eine Schliessung des Cave 12 wäre extrem bedauernswert !
Christian Wolfarth
(13/08/2007)
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To Whom it May Concern,I am shocked to hear of the eviction of CAVE 12 and RHINO. Spaces such as these provide not only a melting pot for fresh ideas but feed the community with the vital culture it so desperately needs in times such as these.
I give my full support to these community organisations, please be fair in your decisions.Sincerely,
Clare Cooper, Former Director and Curator the NOW now, Sydney Australia
(13/08/2007)
++++++++++++J’étais étudiante au milieu des années 1990. Mes cours avaient lieu à Lausanne mais la richesse des activités culturelles du mouvement squatt m’a convaincue d’habiter Genève. Pas squatteuse moi-même, j’étais du côté des vernis, mais des vernis ouverts qui n’avaient qu’une envie : profiter des fêtes, des concerts, des expos, des petits plats, des discussions... La ville et le canton comptaient alors, disait-on dans les journaux, environ 80 squatts « ouverts », soit actifs culturellement. Tous les étudiants, sauf peut-être une infime minorité, fréquentaient de près ou de loin ces lieux nouveaux où chaque soirée était une petite découverte. Plus ou moins militants, plus ou moins actifs, tous avaient en commun le goût de l’expérience, du « vivre ensemble » ; tous avaient envie de nouvelles formes de vie et d’expression. Grâce à ses squatts, aux échanges que ces plateformes ont permis, Genève a enfin nuancé son image de ville bourgeoise et prétentieuse (Je suis Genevoise, je sais de quoi je parle...), aussi garnie en vitrines de luxe que culuturellement momifiée. Peut-être que nous avions tous conscience que cet état prendrait fin une fois, ou que nous changerions nous-mêmes - c’était d’autant plus fort. Les squatts ont eu une influence qui les a largement dépassés. Les fermer, surtout de cette façon, c’est non seulement inutilement brutal ; c’est montrer que ceux qui ont pris ces décisions sont passés complètement à côté de ce qu’ils avaient à offrir. La culture est dans la rue, dans les squatts - elle n’est pas confinée au Grand Théâtre ou au Victoria Hall. Laissons-la vivre.
Bettina Tschumi
Responsable de la Collection verre contemporain
mudac - Musée de design et d'arts appliqués contemporains, Lausanne
(13/08/2007)
++++++++++++Cave12 was one of the most interesting places I have played in over 20 years of performing live music. A rare sort of space for the presentation of outside music. The opportunities to perform in places like this (few) around the world dwindles and that is a shame. There must exist outlets for this kind of expression. The